La cour des Voraces

9 place Colbert, Cours des Voraces, 69001 Lyon


L'une des traboules les plus célèbres de Lyon.


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Refuge historique des canuts dans les révoltes de 1831, 1834 puis 1848. Les Voraces étaient les membres d’une association qui s’était constituée en réaction à un changement de contenance du pot de vin.

Ces ouvriers se sont structurés en coopérative afin d’aller chercher le vin et d’autres denrées pour échapper aux prix des commerçants.

Plus anecdotique, en 1840 c'est, entre autres, de là que part le mouvement de révolte des canuts contre la réduction par les cabaretiers du volume du pot lyonnais.

Vaste immeuble de rapport construit en 1840, la cour des Voraces possède un escalier de pierre monumental qui rythme le côté sud de la cour. Au rez-de-chaussée était installé l’un des derniers ateliers de canuts  en activité sur les pentes.

C’est là qu’était installé un groupe mutualiste, "le Devoir Mutuel", qui, par déformations successives, a donné "Dévoirants", puis voraces. Ils participent aux soulèvements des canuts de la première moitié du 19ème siècle, notamment en 1848, où ils tiennent les forts de Lyon pendant 4 mois.

Cette organisation leur a permis d’entrer dans l’histoire le 24 février 1848 en s’emparant de la Mairie de Lyon puis de la Préfecture et des forts du Boulevard de la Croix-Rousse.

Le lendemain quand la République fut proclamée à Paris, ils montèrent des barricades au cri de «vive la République Démocratique et Sociale».

Ils restèrent en haut de l’affiche en gardant le contrôle de la ville jusqu’au 21 mai quand ils furent intégrés dans la garde nationale. Le 15 juin 1849 ils dressèrent à nouveau des barricades, mais cette fois ci, ce sont les troupes républicaines qui les écrasèrent.

Si dans le Vieux Lyon et une partie de la Presqu’île, les traboules sont caractéristiques de l’habitat de la période Renaissance, celles des Pentes de la Croix-Rousse, datent du XIXe siècle.

En descendant sous la cour, la traboule débouche en arrière de l’immeuble et rejoint la montée St-Sébastien au n° 14 bis ou la rue Imbert-Colomès n°29 en traversant un autre immeuble.

L’entrée rue Imbert-Colomès est une allée dallée.

Elle fait face à une autre traboule qui ne manque pas d’allure et mène rue des Tables Claudiennes.

L’entrée montée Saint Sébastien se fait sous un porche qui donne accès à un avorton de rue étonnant entre deux rangées de façades avec des pavés tête de chat.

L’entrée la plus spectaculaire se fait place Colbert.

Une petite allée toute simple débouche sur le sensationnel escalier connu par toutes les photos de Lyon.

Célèbre pour son architecture typique du XIXe siècle, notamment son monumental escalier de façade, la cour des Voraces est un haut lieu de l’histoire lyonnaise.








La rue Grognard dévale les pentes de la Croix-Rousse coté Rhône.

Alexis Grognard est né à Lyon en 1751, il y est mort en 1840. Il était peintre, professeur à l’Ecole de la Fleur puis à l'Ecole des Beaux-Arts.

Elle commence sous la montée Saint-Sébastien et se termine sur la rue des Fantasques.

 

Un petit tronçon circule dans les deux sens, plus bas, ce sont des escaliers qui descendent d’une rue à l’autre.

Cette rue remonte au milieu du 19e siècle au moment ou la colline s’est urbanisée pour loger les métiers à tisser et les canuts qui en tiraient le tissus soyeux.

L’escalier est large mais ne prend pas toute la place, ce qui ménage quelques espaces privatifs avec des bacs à plantes.

Les habitations des rez de chaussée sont pittoresques.

 

 

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