L'Hôtel de Ville

1 place de la Comédie, 69001 Lyon



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Remerciements à Frédéric Guignard-Perret pour son aimable participation.


L'Hôtel de Ville de Lyon, un des plus imposants bâtiments historiques de la ville se situe entre la Place des Terreaux et la Place de la Comédie où il fait face à l'Opéra.

 

Au XVIIe siècle, Lyon s'embellit, la Presqu'ile devient centre ville, la place des Terreaux devient le c?ur de la ville, elle sera pavée et s'enrichira de l'Hôtel de Ville bâti entre 1645 et 1651 par Simon Maupin.

Suite à un incendie en 1674  il sera restauré et modifié, notamment sa façade, selon les plans de Jules Hardouin-Mansartet de son élève Robert de Cotte.

 Place de la Comédie

 

 

A l?heure actuelle c?est un ordinateur qui gère le système.

De la petite salle ronde du sommet, on peut observer un point de vue à travers quatre yeux de b?uf ouverts à tous vents, un pour chaque point cardinal.

Toujours plus haut se trouve une trappe permettant d?accéder à l?extérieur, au bout  de laquelle se situe une échelle qui mène au drapeau flottant au point culminant du beffroi.

Le beffroi réalisé par Mansart lors de la restauration de 1701 s'élève au dessus de la cour d'honneur, il est coiffé d'une coupole sous de laquelle deux figures assises du Rhône et de la Saône entourent le cadran de l'horloge astronomique.

La coupole abrite un carillon de 64 cloches en parfait état, elles porteraient pour nombre d?entre elles le nom d?un maire.

« Une tradition du Nord de la France ».

Raymond Barre a fait graver la plus grosse « le gros bourdon » 4, 5 tonnes à l?occasion du G7. 

Quatre carillonneurs se sont succédés depuis 1919, le troisième s?est jeté du haut du beffroi en 1986.

Le dernier fut soupçonné, de servir de guide  à son propre bénéfice, tout en usurpant par ailleurs la fonction honorifique de Consul de Lituanie.

 

 

En 1792 au cours de la révolution, le demi-relief représentant Louis XVI à cheval au milieu de la façade est supprimé et sera remplacé seulement pendant la restauration par le roi Henri IV dans la même posture.

Classé monument historique, l'Hôtel de Ville est constitué d'une cour d'honneur comprise entre le bâtiment principal, et les deux ailes, iI est fermé à l'Est par deux pavillons en avant-corps en partie noyés dans les façades latérales et par un portique.

 

L'ensemble du bâtiment s'ouvre sur la place des terreaux - anciennement Place du temple - redessinée par Daniel Buren en 1992.

Deux escaliers de 20 marches conduisent à la cour basse, par les arcades latérales du portique.

Il conduit au premier étage, il a été entièrement peint au XVIIe siècle  par Thomas Blanchet.

Le décor est une composition colossale en plusieurs panneaux latéraux et une grande voûte à canne et en grisaille, soulignés de figures de lions et guirlandes.

Thomas Blanchet a représenté l'incendie de Lyon sous Néron en l'an 64, intervenu un an après celui de Rome.

Sur les deux premiers panneaux des Furies et leurs tisons enflammés tentent de mettre le feu à la ville.

Les Dieux et Déesses s'efforcent de les en empêcher, avec pour témoin le Rhône et la Saône effrayés par le désastre.  

 

Le salon de la conservation servait autrefois aux séances du Tribunal de la Conservation des Foires et des Privilèges de la ville de Lyon, c'est à dire le Tribunal de Commerce de l'ancien régime.

La renommée de son équité était telle que les étrangers venaient se faire juger à Lyon.

De renommée internationale il fit office de Tribunal de Commerce jusqu'à la construction du Palais de la Bourse.

Le plafond a été placé en 1668, il représente la Justice le glaive à la main poursuivant les vices du commerce, la Fraude, le Mensonge, la Rage.

Les cheminées datent de 1863.

Le salon des anciennes archives est la seule salle de cet étage à être voutée, afin de protéger les archives des incendies.

Toutes les fenêtres étaient munies de barreaux, on conservait dans cette salle les chartes de franchises et privilèges de la ville de Lyon, ainsi que le registre des délibérations du Consulat et d'imposition de la population.

 

La salle des Armoiries appelée autrefois l'antichambre

Cette salle présentait sur les murs les portraits des Echevins, tous les tableaux furent détruits en 1792, seuls les cadres furent épargnés.

Lors de la restauration de 1863 les Echevins et Prévôts des marchands remplacèrent leurs portraits.

Le salon Henri IV tient à un portrait d'Henri IV destiné initialement à la cérémonie des élections consulaires.

Ce salon porta initialement le nom de "Salle de la Nomination" et "Salle des Portraits ".

Sa décoration date de 1670 à 1675.

Les figures symboliques représentent les vertus cardinales qui entourent une jeune femme rayonnante portant le cercle de l'infini.

le grand salon d'honneur, "le salon Justin Godart", est le cadre privilégié des réceptions depuis les menuets du XVIIe siècle.

Il occupe une surface de 325 m² oeuvre capitale de Thomas Blanchet. Sa décoration fut détruite lors de l'incendie de 1674.

Mais toutes ses esquisses ont été conservées et se trouvent actuellement au Musée des Beaux Art.

Sa restauration fut entreprise en 1703, le projet fut exécuté après 1717 en menuiserie et toile peinte.

   

C'est à partir de 1862 que l'on procédera à la réfection complète de ce salon. L'architecte s'inspira à la fois des décorations XIXe et de celles du salon du Consulat. La cheminée en marbre blanc comporte, en haut, un trumeau où devait être sculpté par Munatius Plancusun un bas-relief représentant la fondation de Lyon, on remarque une copie de taille réduite de la statue de Marie Leczinzska en Junon de Guillaume Coustou du Musée du Louvre ; Au plafond on trouve quatre médaillons représentant les étapes successives de la production de la soie.

 

 

 

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