La Place Louis Pradel

S'y rendre


 

 


La place Pradel se trouve au pied de la colline de la Croix-Rousse. Elle dessert les places de la Comédie et Tolozan, les rues du Griffon, Désirée, Puits Gaillot, ainsi que le quai Jean Moulin. Cette  place est assez étendue. Au centre est installée une pelouse, bordée d’un long banc de pierre et d’une esplanade.

C'est le rendez-vous incontesté des amateurs de la glisse qui viennent y faire du skate et du roller ainsi que des acrobaties en vélo. Plusieurs œuvres d'art y sont installés. Face à l'Opéra de Lyon, les promeneurs peuvent admirer une sculpture de l'artiste Ipousteguy. Il s'agit d’une immense plaque ronde où est inscrit le vers le plus célèbre de Louise Labé : "permet m’amour penser quelque folie".

Une place en hommage à celui qui fut Maire de Lyon de 1957 à 1976. La place Pradel a été d’abord occupée par les fossés partiellement envahis de l’eau du Rhône en continuité de ceux qui ont donné leur nom à la place des Terreaux, des remparts étaient installés le long du Rhône, le tout en limite de la ville.

C’est à la renaissance que la ville a commencé à s’installer ici, au 17e siècle, la place fut bâtie par les maisons au nord de la rue Puits Gaillot, les Terreaux avaient été aplanis mais le rempart subsistait.

Bien que l’on soit en site d’habitat ancien, la place elle-même est toute récente. Elle a été gagnée sur les rues Désirée et Puits Gaillot en 1980 lors de la construction du premier métro de Lyon. La maison qui fait l’angle avec la rue du Griffon témoigne de la façon dont cette place a été agrandie par démolition. On voit la façade qui donnait sur la cour. La surélévation est saisissante entre le niveau des vieilles maisons du sud et celui de la jonction avec le pont Morand.

Les amateurs de glisse urbaine investissent l’esplanade, reliée à la place Louis Pradel, sous le regard de «l’Homme de la liberté» de César, équilibriste juché sur patins à roulettes. Une fontaine et deux sculptures d’Ipousteguy, érigées en l’honneur de Louis Pradel, de Louise Labé ainsi qu’une « Pyramide de l’histoire de Lyon » du même sculpteur, surplombent un ruisseau aménagé le long de l’esplanade, créée en 1982. Entre les accros du roller qui dévalent le dénivelé, créés par la contrainte du métro qui passe sous la place et du parking construit juste au-dessus et les danseurs amateurs de hip-hop sous les arcades de l’Opéra, les lieux semblent propices aux démonstrations de culture urbaine.

 

 

Louis Pradel est né le 5 décembre 1906 au 102 cours Lafayette. Il est rentré dans la résistance en 1940 et a fondé le réseau du coq enchaîné en 1941.

Il est devenu conseiller municipal en 1945 puis Maire de Lyon du 14 avril 1957 à sa mort le 23 novembre 1976. Il a vécu à l’ère du béton et il a été un immense pourvoyeur de travaux aux architectes et entrepreneurs se passionnant pour la construction et pour sa ville au point de surveiller lui-même quotidiennement les chantiers et d’affirmer que le béton coulé à Lyon était de meilleure qualité que partout ailleurs.

Sous son mandat ont été réalisées un nombre presque infini de constructions dont la Part-Dieu, la bibliothèque, l’auditorium, la Duchère, le tunnel sous Fourvière, le centre d’échanges de Perrache, la piscine de Vaise, la piste de ski, 98 salles de sport, 71 écoles, mais aussi, les rues piétonnes et la rénovation du vieux Lyon.

Cette place est en pente douce du nord au sud et d’est en ouest. La pente nord-sud est due à la colline et quelques gradins ont été installés servant de bancs et d’escaliers. Au nord, une bande est consacrée au passage des piétons, bordée d’un cours d’eau, le plus court de la ville.

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