La Rue de la République


S'y rendre

 






Cette rue est issue de la plus grande opération d’urbanisme qu’ait connu Lyon.

Toutes les constructions antérieures ont été rasées puis les nouvelles construites en l’espace de cinq ans de 1854 à 1859.

Il a fallu aussi cinq ans de 2000 à 2005 pour rénover le palais de la Bourse. C’est le plus beau bâtiment de toute la rue, les portraits en médaillons y sont nombreux et plus fins qu’ailleurs, la pierre de taille est plus belle aussi.

C’est une large avenue, au 19e siècle, ses promoteurs s’enorgueillissaient, qu’elle ait les mêmes dimensions que la rue de Rivoli à Paris, soit 1100 mètres de long sur soixante de large.

En 1853, après les différentes insurrections qu’avait connues la ville de Lyon et le rattachement de Vaise, la Croix Rousse et la Guillotière, la ville de Lyon était considérée comme ingouvernable.

L’empereur Napoléon III supprima le poste de maire de Lyon au profit de mairies d’arrondissements. Il envoya le préfet Vaïsse pour renforcer le gouverneur militaire De Castellane et gouverner la ville d’une main forte.

Le 27 décembre 1853 Vaïsse annonça son programme de grands travaux dont la pièce maîtresse était le percement d’une large avenue entre Bellecour et les Terreaux, alors entrelacs de ruelles impossible à traverser et que la troupe tentait vainement d’investir à chaque insurrection. La première pierre de la rue fut posée au 19 le 28 avril 1855, au grand Hôtel de Lyon, face à la Bourse.

La rue de la République fut percée au prix d’innombrables démolitions de 1854 à 1859 sous le nom de rue Impériale. Le chantier a nécessité l'expulsion de 12000 personnes.

Le 24 juin 1894, l’anarchiste Caserio est venu assassiner le président de la république Sadi Carnot au sortir d’un banquet donné au palais de la bourse. Une plaque et un pavé rouge rappellent cet épisode. Le mage Papus l’avait annoncé, mais de façon tellement obscure qu’on ne put en tenir compte. Un autre mage l’avait annoncé de façon trop précise ce qui fait qu’on l’avait interné par précaution avant la venue du président. En représailles, le café Casati, un peu plus au nord sur la rue, a été incendié et de nombreux commerces italiens attaqués.

 

 

 

 

 

 





Le 26 janvier 1896, au 1, les frères Lumière ont ouvert la seconde salle de cinéma du monde.

La rue a été la principale pour le cinéma à Lyon avec les premiers multisalles remplaçant les 1800 places du Pathé.

Plus de cent ans plus tard, le Pathé, est l'un des plus importants cinémas de Lyon.

Pendant la plus grande partie du 20e siècle, le journal le Progrès a été installé ici, un grand hall permettait de venir lire gratuitement le journal.

Comme il s’agit du journal le plus important de la ville, les cafés des alentour ont attiré tout ce qui est pouvoir à Lyon, désirant obtenir ou divulguer des nouvelles.

Deux titres de gloire à ce quotidien fondé en 1859.

Il est le doyen des quotidiens français, et fut le seul à publier l’appel du général de Gaule en juin 1940.  

Le 7 mai 1968, c’est devant le Progrès que les étudiants sont venus manifester.

Bernard Clavel a publié son premier livre sous le titre Vorgines en feuilleton dans le Progrès.

On peut toujours trouver ce livre magnifique dont le héros est le Rhône sous le titre Pirates du Rhône.

Pendant la guerre de 1940, la milice a installé son siège dans les locaux du Progrès, qui s’était sabordé faute de pouvoir donner une information sincère.

A la libération, le 3 septembre 1944, les locaux ont connus quelques lynchages. Au 41, deux grandes médailles gardent la mémoire de Paul Duvivier, fondateur du Tout Lyon et Consul de Colombie.

En 1974, on éventra la rue pour y faire passer le métro et en 1976, la partie sud fut la première rue de Lyon et de France à être transformée en rue piétonne.

 

 

 

 

Photos de Lyon, textes photos et vidéo du site sont la propriété de Myriam De Santis  -  Copyright Lelyondesgones  2008  MDS inc...
Photos : Myriam De Santis   /    Mentions Légales

HAUT DE PAGE

 

 

<