Le Musée des Tissus et des Arts Décoratifs

34 rue de la Charité - 69002 Lyon






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Entre Rhône et Saône, le 2ème arrondissement constitue l'essentiel de la Presqu'île, du Confluent à la limite du quartier des Terreaux.

Le commerce Celte s'est développé dans la Presqu'île, puis les Romains ont installé leurs entrepôts militaires autour de Bellecour et d'Ainay.

Le territoire une fois assaini et stabilisé par des travaux de drainage devient un quartier à la fois résidentiel et artisanal, sans perdre son rôle commercial.

Dès le Haut-Moyen Age, sur la rive gauche de la Saône, est bâtie la basilique des Saints-Apôtres.

Pendant le Moyen Age, la fonction commerçante, d'abord installée dans le quartier Saint-Jean, s'étend à la Presqu'île.

De nombreuses communautés religieuses s'y implantent.

Le secteur de Bellecour fut longtemps une zone marécageuse. Une place d'arme fut érigée au XVIème siècle.

En 1531 Lyon souffrit d'une terrible famine qui entraîna une quête chez les riches de Lyon.

Le fruit de la quête fut telle que l'on put financer un établissement permanent dans le but d’éradiquer la mendicité.

Une émouvante fonction de l’hospice était de recueillir les enfants abandonnés.

A cet effet, une plaque tournante avait été aménagée, la maman en détresse déposait l’enfant et la sœur tourière le récupérait, version ancienne de la naissance sous X.

On peut voir la reconstitution de ce tour au musée des hospices civils de Lyon, dans l’aile nord de l’Hôtel Dieu.

A partir de 1600, la Charité se spécialisa dans l’enfermement des pauvres alors que l’Hôtel Dieu devint un hôpital dans son acceptation actuelle.

En 1660, l'hospice de la Charité abritait 1500 personnes, plus de pauvres que de malades, ces pauvres étaient utilisés au travail, surtout de la soie ce qui leur apportait un petit revenu.

En 1760, l'hôpital de la Charité était encore l’un des plus beaux de France. Le cardinal de Lyon Alphonse de Richelieu y fut enterré de même que le cardinal Marquemont.

En 1934, on détruisit le vieil, mais néanmoins magnifique hôpital, si on en croit les gravures.

Le clocher fut conservé en souvenir, on peut lire l’historique des lieux sur une plaque.  

Le couvent de Sainte Elisabeth, rue de la Charité, à l’angle de la rue Sala, fondé en 1617 était le plus grand de la ville au 17e siècle.

Le quartier d'Ainay était aussi un marécage au confluent du Rhône et de la Saône.

Des dépôts d'alluvions en firent une île entre le Ier et le IVème siècle, époque où fut érigée une basilique. Au Moyen Age, cette île est rattachée à la presqu'île.

Lors de la Renaissance, Lyon devient un centre politique et une capitale économique, et la Presqu'île est pionnière dans les métiers de l'édition et de l'impression.

 

 

 

Au XVIIIème siècle, les plans d'urbanisme à la française font de la presqu'île un vaste chantier.

L'ingénieur Perrache imagine un agrandissement de la presqu'île en s'appuyant sur les îles alluviales du Rhône restées disponibles, en particulier l'île Mogniat.

En 1730, le voyer de la ville, fonction qui équivalait au directeur de la voirie et de l’urbanisme a fait construire un bel hôtel particulier.

En 1734, le maréchal de Villeroy, représentant du roi à Lyon est venu y installer son office.

Sa demeure, toujours debout a été reprise un temps par l’école de commerce.

Elle abrite le musée des tissus de Lyon depuis 1946.

Au n°32 et n°34 se trouvent deux hôtels particuliers magnifiques au fond de leurs cours.

Il s’agit de deux belles bâtisses classiques, l’hôtel de Villeroy et l’hôtel de Lacroix Laval.

C’est surtout l’intérieur qui est magnifique, on peut les visiter car elles hébergent les musées des arts décoratifs et des tissus avec les soieries qui ont fait la fortune de la ville.

L’hôtel de Lacroix Laval a été construit en 1739.

Il a recueilli les collections du musée des arts décoratifs depuis 1925.

Ces deux musées n’en font qu’un aujourd’hui sous l’égide de la chambre de commerce de Lyon.

 

Le rempart d'Ainay est démoli en 1777, et le confluent est repoussé à la Mulatière, grâce à la construction d’une digue  le long du Rhône.

La surface de la presqu'île se trouve ainsi doublée.

 

Mais les terrains ainsi gagnés, ne deviennent réellement utilisés qu’entre 1826 et 1852, avec l’aménagement au nord d’une zone à vocation résidentielle, et au sud d’une zone dédiée aux activités.

 

Sous le second Empire, le préfet Vaïsse applique à la presqu'île les méthodes d'Haussmann, donnant au centre l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

Les percements d’artères sont accompagnés de la mise en place d’importants équipements.

 

Le quartier n’a ensuite connu de bouleversement qu’à ses deux extrémités, la vénérable institution de la Charité étant rasée au profit de la Poste et de la trésorerie générale.

Si la perte architecturale et historique est certaine, on ne peut nier l’utilité d’acheminer le courrier ni de financer la construction d’hôpitaux.

L'historien André Steyert a vécu au n°4 durant trente sept ans jusqu'à la démolition de son immeuble.

A l'aise dans les livres, il ne l'était pas dans l'espace, aussi, il ne sortait que la nuit.

 
Fontaine de la Place Vollon


 Rue Auguste Comte

 

Le quartier garde la mémoire de l’hospice de la Charité dont le clocher de la place Antonin Poncet est le dernier vestige.

 

Cet hospice a recueilli, soigné, enfermé, nourri les misérables, les infirmes et les malades durant quatre cent ans.

 

Dans les années 1970, l'aménagement du Centre d'échange de Perrache, véritable nœud autoroutier en plein centre-ville, décidé sous la municipalité de Louis Pradel, a bouleversé la physionomie de ce quartier.

 

Cette véritable barrière que constitue ce centre d’échanges contribue à isoler encore plus le quartier situé « derrière les voûtes ».

Rue Auguste Comte

 Immeuble"le Nouvelliste"

Quotidien conçu comme un journal catholique soutenu par le diocèse de Lyon,  il était le grand concurrent du journal Le Progrès, ses bureaux étaient situés au 14 rue de la Charité. En 1898, le siège du journal fut placé sous la protection de Ste Jeanne d'Arc représentée par une statue sculptée de Paul Emile Millefaut sur la façade.

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