L'Hôtel-Dieu

61 quai Jules Courmont, 69001 Lyon

Remerciements à Céline Chaux (CHU de Lyon) pour son autorisation et M. Bollin pour sa collaboration.

Grand Hôtel-Dieu Lyon, Eiffage

Cliquez sur le logo

Se rendre à l'Hôtel Dieu

Départ
Arrivée
Départ immediat
partir à un autre moment: le // vers h



Au voisinage de l'an mil, une congrégation laïque se créa pour faciliter les pèlerinages et les échanges, c'était la Confrérie des Frères Pontifes.

Les hôpitaux du Moyen Âge étant de petite capacité d'accueil, les Echevins de Lyon (dont Gadagne) décidèrent de construire un grand hôpital, sur les lieux de l'actuelle chapelle.

C'est l'Hôpital de Notre-Dame de la Pitié du Pont-du-Rhône ou Grand Hôtel Dieu.

En 1622, les locaux devenus exigus sont détruits et remplacés par un ensemble de constructions en forme de croix, groupées autour d'un dôme central. Les salles des Quatre-Rangs.

 


 





En 1532, François Rabelais est nommé médecin de l'hôpital, il avait à sa disposition une vingtaine de religieuses.

Rabelais a quitté subitement son poste en 1535, probablement à cause de "l'affaire des Placards".

Louis XIV autorise trois  loteries successives afin de rassembler les subsides nécessaires à la prise en charge des soldats des armées d'Italie et de Catalogne.

Il accorde également de nouveaux privilèges à l'Hôtel-Dieu.

Le grand dôme est construit à partir de 1755 afin de permettre le renouvellement de l'air dans les immenses salles communes.




Le bâtiment actuel, qui étale sa façade le long du Rhône sur près de 400 mètres, fût construit au XVIIème siècle dans le style néo-classique par le célèbre architecte Jacques-Germain Soufflot qui en établit les plans.

De  1741 à 1761 est construit sur les courtines du Rhône le « temple magnifique », véritable monument élevé à la fièvre.

La façade en pierre de taille blanche est véritablement opulente avec une riche décoration extérieure.

   

Détruit en 1944

 

Au moment de la Libération de Lyon, des hommes armés se trouvaient dans le clocher de l'Hôtel Dieu. Il semble qu'il existe deux versions différentes de cet événement :

Des miliciens auraient ouvert le feu sur les véhicules des libérateurs et auraient attiré une riposte mettant le feu au clocher.

Des maquisards étaient dans le clocher et un véhicule allemand sur les quais

Dans un article paru en juin 1945 dans Lyon Médical, Martin Basse donne plus d’informations sur les circonstances de l’incendie...

Ce dôme qui était en fait à l'origine une chapelle fût reconstruit d'après les plans originaux.

Il est remarquable tant par ses proportions que par son style. A noter l'ouverture dans le dôme qui "permettait " aux miasmes de s'échapper.


« Le lundi 4 septembre 1944, sur le pont Wilson en partie détruit par les Allemands en retraite, et seul utilisable des ponts lyonnais sur le Rhône, une foule se pressait, défilant par quart d'heure alternés. Alors que le sens de traversée allait de la rive gauche à la rive droite, quelques suspects conduits à la Part-Dieu ou à Montluc, les mains assemblées derrière la nuque, tentèrent de passer en sens inverse. Sur le pont, de petites camionnettes américaines étaient garées le long du parapet sud, dans la partie ouest.
A ce moment, assure-t-on, des partisans, embusqués dans la partie supérieure du dôme de l’Hôtel-Dieu, ouvrirent le feu sur l'escorte des suspects ; celle-ci riposta à coups de mitraillettes. Les soldats qui accompagnaient le convoi tirèrent également à coups de fusils-mitrailleurs. Parmi les projectiles se trouvaient sans doute des balles traçantes. La fusillade dura quelques minutes. La foule des passants n'eut d'autres ressources que de se précipiter à terre pour éviter les projectiles et s’abriter derrière le parapet, les voitures, les réverbères, de progresser à quatre pattes pour gagner le débouché du pont et une zone moins dangereuse. On releva des blessés.
Mais bientôt, du fait de la fusillade, un incendie se déclara parmi les vieilles charpentes du dôme. Les pompiers ne purent être alertés et d'ailleurs leurs pompes n'eussent pu traverser les ponts démolis : quelques instants après, un haut panache de flammes et de fumée s'élevait au-dessus du Dôme. L’œuvre audacieuse, qui avait fait pendant près de trois siècles l’orgueil des Lyonnais, n'était plus qu'un souvenir enseveli parmi les poutres calcinées et l'amas des cendres.
» cf : le guide du savoi
r

 

 

 

 

L'Hôtel Dieu est actuellement un centre hospitalo-universitaire dépendant des Hospices Civils de Lyon.

Il renferme également le Musée des Hospices Civils de Lyon, témoin de son riche passé.

Sa désaffectation est en cours, il semble que les bâtiments historiques puissent être convertis en grand musée médical et anatomique.

Aucune décision officielle n'a été encore rendue.

 


   

La Chapelle

Retour page d'accueil
http://www.chu-lyon.fr


La chapelle de l’Hôtel-Dieu fut bâtie de 1637 à 1655, grâce à la générosité des Lyonnais. Sa façade est de style Louis XIII, intermédiaire entre le maniérisme de Fontainebleau et le baroque.

Elle est due à l’architecte sculpteur lyonnais Jacques Mimerel, auteur aussi de la très belle Vierge en marbre blanc qui décore l’autel. Cinquante mille baptêmes ont été célébrés ces trente dernières années dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu, vénérable institution hospitalière qui étire ses augustes façades le long du Rhône.


   

 

Des sculptures de J.H. Fabisch ornent les autels des chapelles latérales.

On peut noter une pietà d’excellente facture.

Parmi les tableaux, la Vierge de Pitié de Thomas Blanchet (1614-1689) œuvre maîtresse de ce peintre, est attestée dans la chapelle bien avant la Révolution.

Des œuvres variées méritent aussi l’attention, telles que les portes du tabernacle.

Exécutées sans doute par les ateliers d’orfèvre Armand-Caillat, ou le chemin de croix, l’orgue, le groupe du baptême du Christ qui évoquent le style de J.M. Bonassieux.

La chapelle de l’Hôtel-Dieu est un trésor de notre patrimoine.

Encore ouverte au culte, elle a besoin d’une restauration et de votre attention.



 







Cette chaire provient de l'ancien couvent des Carmes Déchaussés de Lyon, aujourd'hui détruite.

Elle est typiquement baroque.

L'abat-voix irradie la lumière par un soleil d'or.

Il est surmonté d'une couronne et d'un ange musicien désignant les Cieux de la main droite.

La chaire a longtemps été attribuée au sculpteur Marc Chabry II, actif à Lyon entre 1731 et 1761.

Toutefois l'inventaire révolutionnaire de 1791 mentionne : "chaire du prédicateur fait par le sculpteur Guillot."

Cet artiste n' a jamais été identifié.


 


L'intégralité du bâtiment et du mobilier est classée Monument Historique depuis 1941. Cependant, aucune autre restauration n'a été entreprise depuis 150 ans.

Ces trésors sont donc actuellement cachés sous une épaisse couche de poussière parfois incrustée dans les ouvrages.

Un projet de restauration a donc vu le jour pour redonner à la chapelle sa magnificence.



L'Avenir de L'Hotel-Dieu

 

D’une superficie étendue à 45.000 m2, avec une façade de près de 400 mètres.

L’Hôtel-Dieu ne renfermait que le Musée des Hospices Civils de Lyon, témoignage du passé riche et éloquent de cet édifice.

Voué à la désaffection, les Hospices de Lyon ont retenu le groupe Eiffage afin de réhabiliter l’Hôtel-Dieu.

Le projet du groupe Eiffage a été conçu par l'architecte lyonnais Albert Constantin, en collaboration avec Didier Reppelin, architecte en chef des monuments historiques.

Leurs volontés farouches de considérer la rénovation dans l’histoire architecturale a contribué au succès de la présentation d’Eiffage, leurs connaissances parfaites du site et inspirés de l’âme et de culture chargée historiquement.

13000 m2 sont réservés aux commerces, avec "des enseignes de décoration et de la maison".

Les superficies varieront de 80 à 450 m2 et devraient se trouver sous les arcades, mais aussi du côté de la rue Bellecordière.

Le projet prévoit donc l’installation d’un hôtel de luxe de 140 chambres, de nombreuses boutiques en rez-de-chaussée, comme prévu sur les plans de Soufflot, de bureaux, ainsi que d’un centre de conventions avec un auditorium de 300 à 500 places.

Les cours intérieures aujourd’hui utilisées comme parkings, seront fleuries, entre autres avec des plantes médicinales, et aromatiques, en liaison avec les historiens et les botanistes de la ville.

C'est là une idée phare du projet, faire de ce lieu, non pas un espace de luxe fermé mais un  lieu très ouvert, pour que les lyonnais puissent se promener et "lécher les vitrines" selon le mot d'Albert Constantin.

 

 

Les suites de l’hôtel, aménagées en duplex, retrouveront les 7m de hauteur sous plafond des anciennes salles d’hospitalisation. 

(cf: Mairie de Lyon)

 

Côté Rhône, Eiffage prévoit de rouvrir le vestibule sous le dôme principal de l’édifice et de créer ainsi une déambulation du futur parvis de 15m de large jusqu’à la cour Saint-Henry à l’intérieur de l’ensemble.

Dans le dôme se logera le lobby de l’hôtel, qui sera ouvert à tous les Lyonnais « du matin à tard dans la nuit », promet Albert Constantin.

Pour faire encore plus local, le lobby sera d’ailleurs paré d’une sculpture en fibre optique tissée, censée symboliser le mouvement de l’air, et utilisant un procédé de tissage inventé par le soyeux lyonnais Cédric Brochier.

Photos de Lyon, textes photos et vidéo du site sont la propriété de Myriam De Santis  -  Copyright Lelyondesgones  2008  MDS inc...
Photos : Myriam De Santis   /    Mentions Légales

HAUT DE PAGE