Centre d'Echange de Lyon Perrache

Remerciements à  Sylviane Valéro (responsable du centre d'échange Lyon Perrache-Grand Lyon) pour son aimable autorisation.



S'y rendre :


 

Dès le début du XVIIIe siècle, il devient évident que les remparts ne peuvent plus contenir les 120 000 habitants de la cité.

L'architecte Guillaume-Marie Delorme imagine alors une extension de la ville vers le sud, idée reprise quelques décennies plus tard par son confrère Michel-Antoine Perrache.

Le projet présenté en 1769 par l'architecte Perrache est audacieux.

Afin de déplacer le confluent Rhône-Saône plus au sud, les remparts sont détruits, et la superficie de la presqu'île existante est doublée grâce à un pont-digue qui la raccorde à quelques îles proches, notamment l'île Moniat.

Un chantier gigantesque qui débute en 1772 avec le détournement du lit du Rhône, et qui dure près de sept décennies, ralenti par maints rebondissements, ruines, épidémies, désaccords et troubles politiques.

En 1840, le quartier Perrache est né, pour accueillir les activités industrielles de la cité et les services municipaux comme la gare Perrache (1857), le Port Rambaud pour le stockage et le transit de marchandises ou encore, beaucoup plus tard, le marché de gros en 1961.

La gare de Perrache est située au confluent de la presqu'île de Lyon, dans le quartier de Perrache.

 

La réunion de différents moyens de transports que sont le train, le métro, le tramway et les autobus, et sa position géographique stratégique dans la ville de Lyon à la jonction des autoroutes A6 et A7.

En font l'un des principaux centres d'échanges ou pôle d'echanges de l'agglomération lyonnaise et de la région Rhône-Alpes.

La gare ferroviaire de Perrache fut construite à partir de 1855 par l'architecte François-Alexis Cendrier pour le compte de la P.L.M et fut inaugurée après dix-huit mois de travaux le 2 juin 1857.

Dans les années 1970, un centre d'échange est construit au nord de la gare selon les plans de l'architecte moderniste René Gagès, afin d'accueillir les véhicules des voyageurs, de nombreuses lignes de bus, et le terminus de la ligne A du métro dont la station est inaugurée le 2 mai 1978.

En 2001, la gare de Perrache reçoit le terminus des deux lignes de tramway T1 et T2 nouvellement construites, contribuant ainsi à l'aspect incontournable de cet ensemble composite d'architectures anciennes et récentes pour toute personne souhaitant se déplacer dans l'agglomération.

En 2005, la ligne T1 a été prolongée pour desservir le sud de la  presqu'île.


La construction du centre d'échanges dans les année 1970 a confirmé la vocation de Perrache à devenir un centre névralgique des transports en commun Lyonnais.

 

La ligne A du métro, qui y trouve son terminus, offre une desserte de la presqu'île lyonnaise, du Nord-Est de la commune, et de la ville de Villeurbanne.

 

Les lignes de tramways T1 et T2, inaugurées en 2001 au départ de Perrache, offrent une liaison rapide au centre économique et politique de la Part-Dieu, et aux campus universitaires.

 

L'une des particularités de Perrache est que la station de tramway et le terminus du métro A sont attenants.

 

Par ailleurs, Perrache est une gare routière de première importance, où s'arrêtent de nombreuses lignes de bus des TCL, de lignes départementales d'autocars, de lignes privées et de lignes internationales.

 

La gare ferroviaire de Perrache se double d'une gare routière et d'un échangeur routier.

 

L'échangeur sera ce batiment imposant et gris sous lequel on passe avant d'entrer dans le tunnel sous Fourvière. "Blockhaus", "Verrue", "Mur de la honte".

 

Les petits mots ne manqueront pas de souligner l'attachement des Lyonnais pour cet échec urbanistique que Michel Noir qualifia de "connerie du siècle".

Une bonne idée néanmoins, peut être inspirée de Hundertwasser, la gare routière de Perrache dispose d'un jardin sur son toit. L'artiste autrichien souhaitait rendre les toits à la végétation. La vue sur Lyon et sur ses embouteillages y est assez surprenante.

 

La place Carnot a été dédiée à Lazare Carnot par son petit-fils Sadi Carnot, poignardé par l'anarchiste italien Caserio.

 

Le 24 juin 1894, alors qu'il venait à Lyon pour inaugurer la statue de la République.

 

Pendant le Premier Empire, la place était dénommée Place des Victoires.

 

Elle prit ensuite le nom de Place Louis XVI sous Charles X, puis celui de Louis XVIII en 1821-1848.

 

Puis de la Liberté en 1848, de la République en 1848-1849, de Napoléon dans les années 1849-1871 et Perrache en 1871-1889.

 

Le nom de Place Carnot lui a officiellement été attribué par la délibération du Conseil Municipal du 18 février 1889.

 

 

 

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