La Gare de la Part-Dieu
5, place Beraudier, 69003 Lyon


Cliquez sur le logo
Départ
Arrivée
Départ immediat
partir à un autre moment: le // vers h



L’histoire de la gare de la Part-Dieu, aujourd’hui la plus fréquentée de Lyon avec plus de 80 000 passagers par jour est plus ancienne que ce que l’on pourrait croire.

 

En effet, c’est le 24 novembre 1859 à l’occasion de l’ouverture de la jonction entre la gare des Brotteaux, terminus de la ligne de Genève, et la ligne de Marseille au niveau de la Guillotière que le PLM crée une gare locale pour les marchandises sur le site de la Part-Dieu, à environ 300 mètres au sud de la gare des Brotteaux.

 

Ce site idéalement situé à proximité des casernes de la Part-Dieu et des fortifications de Lyon s’est rapidement développé.

 

Le 23 octobre 1881, la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est de Lyon ouvre une ligne en direction de Aoste-Saint- Genix et Montalieu, et connecte son réseau à celui du PLM à l’extrémité sud du site de la Part-Dieu.

 

À l’occasion de l’ouverture de la ligne 16, en 1907, l’OTL ouvre sur la partie est du site loué au PLM une gare d’échange pour les marchandises entre son réseau de tramway, qui dessert des entreprises importantes dans l’agglomération et celui du PLM.



 
 







 


 





Dès 1964, après abandon par l’armée des casernes de la Part-Dieu, le projet d’y installer un centre d’activité commence à prendre forme.

 

À partir de ce moment, l’idée d’installer la gare principale de l’agglomération à proximité apparaît. Cependant, l’euphorie automobile fait douter les responsables politico-économiques de son utilité.

 

L’année suivante, l’État prend position pour la création sur le site d’une gare pour le trafic régional et de banlieue, mais l’idée disparaît des préoccupations pour quelque temps. À l’orée des années 1970, le projet TGV commence à se concrétiser.

 

Il apparaît alors que la ligne à construire ne pourra arriver de manière satisfaisante dans l’agglomération lyonnaise qu’en passant à l’est de la Saône.

Ceci impose de redistribuer le trafic sur tout le nœud lyonnais, en faisant passer le maximum de trains sur la branche entre Saint-Clair et la bifurcation de la Guillotière.

Or la gare des Brotteaux reconstruite en 1904, et qui devrait accueillir les correspondances, est saturée.

De plus, tout comme la gare de Perrache, elle est enserrée dans un site urbain, et son extension serait délicate et très coûteuse.

Aussi en 1972, la SNCF et les autorités locales décident d’étudier la création d’une gare principale sur le site de la Part-Dieu.

 

La construction de la gare va se dérouler rapidement, avec à la fois l’édification des viaducs nécessaires à la création du hall souterrain traversant, mais aussi celle des bâtiments à ses extrémités.

 

L’ensemble de ces travaux sera quasiment achevé dans la nuit du 12 au 13 juin 1983, lors du basculement de la commande des appareils de voies et de la signalisation.

 

C’est ainsi que le 13 juin au matin, la nouvelle gare de la Part-Dieu recevait ses premiers trains, en remplacement de l’ancienne gare des Brotteaux désormais désaffectée.

 

La montée de son activité sera progressive, et atteindra son rythme de croisière au service d’hiver 1983/84.

 

La gare a été inaugurée que le 24 octobre 1983 en présence de nombreuses personnalités lyonnaises.




L’édifice relativement sobre et discret a été dessiné par les architectes E. Gachon et J-L Girodet.

 

Il se compose essentiellement d’un hall de 7800m2 d’une largeur de 65 mètres de large sur 120 mètres de long situé sous les arches d’un viaduc en béton supportant les voies à quai.

 

Ce hall est de plain-pied avec les espaces publics environnants et conçu comme passage traversant pour les piétons entre la Part-Dieu et le quartier de la Villette.

 

Il est aussi aménagé comme une petite galerie commerciale.

Depuis la rénovation des années 2000, l’ensemble des activités annexes est concentré au sud, et le centre est dédié à l’accès aux quais et à l’attente des voyageurs.

 

Le plafond du hall, constitué  des voûtes du viaduc est habillé d’éléments préfabriqués en béton. Le hall est dallé de granit rose de Bretagne.

 

À l’origine, des cheminements étaient matérialisés sur le sol pour les personnes malvoyantes au moyen de dalles rugueuses.

 

Il s’agit, avec les ascenseurs d’un des premiers essais pour rendre une gare française accessible aux personnes handicapées.

L’accès principal à l’ouest des voies est situé en retrait du Boulevard Marius Vivier-Merle, sur ce qui est aujourd’hui la Place Charles Béraudier.

Il se remarque principalement par l’horloge émergente d’une faille architecturale entre les deux verrières éclairant le hall.

Les verrières elles-mêmes devant initialement donner une vue sur les voies depuis l’extérieur de la gare, se remarquent finalement peu dans le paysage tant leur volume se confond avec celui des immeubles de bureaux encadrants.

Côté Est, sur ce qui est désormais la place de Francfort, l’entrée est encore plus modeste, se fondant dans la façade d’un immeuble de bureau à l’architecture médiocre, typique des années 1980.

La gare dispose d’un parking de dépose minute souterrain à l’ouest des voies accessible aux voitures particulières.

Vers le milieu des années 1990, Lyon Parc Auto a construit un parking en ouvrage sous la rue de la Villette et dont l’accès piéton se fait directement par l’intérieur de la gare.

Celui-ci, souvent agrandi au gré des opérations immobilières à proximité, est régulièrement saturé.

À cette même période, le hall a été agrandi par installation d’une couverture légère entre les viaducs des voies existantes, et l’immeuble donnant sur la rue de la Villette.

En effet, jusqu’à cette époque, l’aménagement de cet espace réservé à l’extension de la gare était étrange, avec un carré de pelouse en plein air directement dans l’axe du hall, contourné au nord et au sud par deux couloirs relativement étroits où devaient passer les voyageurs.

 

 

 

 

 

Photos de Lyon, textes photos et vidéo du site sont la propriété de Myriam, De Santis  -  Copyright Lelyondesgones  2008  MDS inc...
  Photos : Myriam De Santis    
/    Mentions Légales

HAUT DE PAGE