Le Théâtre Romain des Trois Gaules

Rue Lucien Sportisse 69001 Lyon

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A l'époque Gallo-romaine, vers le Ier siècle, l'empereur Auguste avait découpé la Gaule en quatre provinces.

La Gaule Lyonnaise, aquitaine, belge et narbonnaise. Lugdunum, la ville de Lyon, était la capitale et c'est là que résidaient les gouverneurs.
Le sanctuaire fédéral des trois Gaules accueillait chaque 1er août le rassemblement annuel du conseil des Gaules.
Celui-ci avait une fonction religieuse, administrative et politique.

Le sanctuaire, situé sur les pentes de la colline de la Croix-Rousse, a été totalement détruit. Seule les colonnes, récupérée au XIe siècle ont été conservées et forment aujourd'hui les quatre piliers de la croisée du transept de la basilique Saint Martin d'Ainay qui se trouve sur la presque île.
Sous Tibère, un amphithéâtre pouvant accueil  20 000 spectateurs a été édifié sur l'esplanade du sanctuaire des trois Gaules.
Des fouilles, commencées dans les années 50, ont dégagé un soubassement formé de trois murs elliptiques et un canal entourant l'arène centrale.
Les dimensions de l'arène sont comparables à celles d’Arles ou de Nîmes. Il fut le théâtre des martyrs de Lyon où s'est faite exécutée Sainte Blandine en 177 après Jésus Chris. Un poteau en bois est planté au centre de l'arène en mémoire de cet évènement. Les vestiges de l'arène sont visibles à l'intérieur du Jardin des Plantes.

 

 

Il faut admirer la vue panoramique sur la ville de Lyon. Le théâtre se trouvait sur le flanc de la colline de la Croix-Rousse et a été détruit complètement.

Mais, grâce à des textes et à sa représentation sur des monnaies, on peut reconstituer la partie principale l'autel des Gaules.

Le géographe Strabon le décrit en ces termes « C'est là qu'on voit ce temple ou édifice sacré, hommage collectif de tous les peuples de la Gaule, érigé en l'honneur de César Auguste.

Il est placé en avant de la ville, au confluent même des deux fleuves, et se compose d'un autel considérable, où sont inscrits les noms de soixante peuples, d'un même nombre de statues, dont chacune représente un de ces peuples, enfin d'un grand naos ou sanctuaire.  

L'autel monumental, dédié à Rome et Auguste en l'an -12, et son soubassement de 50 m de long sont en marbre, deux victoires ailées se dressent à leur côté, elles sont en bronze doré et tiennent de grandes palmes et des couronnes d'or.

Elles sont posées sur des colonnes de porphyre rouge provenant d'Egypte terminées par des chapiteaux ioniques.   

 

 

 


Ces colonnes ont été récupérées au XIe siècle, sciées en deux et forment aujourd'hui les quatre piliers de la croisée du transept de la basilique Saint-Martin d'Ainay qui soutiennent la coupole.

 

Les noms des 60 ou 64 peuples de Gaule sont inscrits sur cet autel et chaque nation est représentée par une statue.

 

C'est aussi dans ce sanctuaire qu'étaient exposées les Tables Claudiennes, plaque de bronze  sur laquelle était gravé le discours de l'empereur Claude prononcé en 48 accordant aux chefs des nations gauloises l'éligibilité aux magistratures romaines et au sénat romain.

 

Ce discours nous est aussi connu par une version de Tacite.

 

La partie inférieure en deux morceaux de ces tables de bronze fut découverte en 1528 par un drapier, dans sa vigne située sur l'emplacement du sanctuaire fédéral des trois Gaules.

 

Ces fragments sont conservés au musée de la civilisation gallo-romaine de Lyon.

 

Construit sous Tibère sur l'esplanade du sanctuaire fédéral des trois Gaules pour accueillir « le conseil des Gaules », le monument est reconverti en amphithéâtre sous le règne d'Hadrien et sa capacité est portée à 20 000 spectateurs.

 

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