Quartier St-Jean


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Place de la Basoche, Maison des Avocats


Le développement de l'urbanisme de la ville est étonnant et unique.

A l'époque gallo-romaine son centre se situe essentiellement sur la

colline de Fourvière. Il s'est naturellement déplacé glissant lentement vers la Saône pour s'étendre ensuite toujours plus à l'Est.

Le quartier Saint Jean a été construit au troisième siècle quand les Lyonnais ont dû quitter Lugdunum pour se réfugier au bord de la Saône.

En 1420, le consulat a fait appel au roi pour empêcher le chapitre de construire la porte Froc.

Jusqu’en 1562, elle est restée fermée à la hauteur de la rue de la Bombarde par cette porte qui défendait l’accès au cloître Saint Jean.

Le Chamarier en détenait les clefs, c'est lui qui tenait la voirie, la

police et la justice au nom de l'archevêque.

Saint Jean, a été sur le trajet de la plupart des entrées royales dans Lyon à la renaissance.

Le 29 janvier 1465, Louis premier, duc de Savoie est mort rue Saint Jean d’une crise de goutte.

Une plaque indique que la marquise de Sévigné a logé à l'hôtel du Chamarier en 1672 et 1673.

Le 8 avril 1834, le commissaire de police Arnaud a pris un coup de fusil venu d’une barricade de la rue Saint Jean.

Au début du 20e siècle, le docteur Edmond Locard a inventé la police scientifique dans son laboratoire au n°35 implanté en 1910 sous les toits du palais de Justice.

Place de la Basoche, Maison des Avocats


Place de la Basoche, Maison des Avocats


Place de la Basoche, Maison des Avocats




Cour de Maison des Avocats

En 1937, une majorité des maisons de la rue ont été inscrites à l'inventaire des monuments historiques, après la guerre, le quartier a été le premier à bénéficier de la loi Malraux en 1964 pour sa sauvegarde.

A la fin du 20e siècle, les jeunes de la ville avaient l’habitude de parcourir la rue le 8 décembre en criant «  les cocus, au balcon », généralement, quelques instant après, quelqu’un sortait à la fenêtre, jetant une bassine d’eau pour tenter de rincer les hurleurs.

C'est  un des plus beaux quartiers de Lyon, mais le plus intéressant se situe dans les cours ou de nombreuses allées traboulent, certaines largement ouvertes aux touristes, d'autres fermées.

Les 7 traboules vers le quai Romain Rolland, le 10 vers le 2 rue de Gadagne, les traboules vers la rue des Trois Maries à travers deux jolies cours, le 34 vers la rue du Bœuf, le 41 vers la rue Mandelot, le 40 vers la rue Neuve Saint Jean.

On peut voir deux belles tours dans la cour du 50, deux escaliers en colimaçon dans celle du 44.

La rue Saint Jean est la rue principale du quartier du même nom, elle débute place du Change pour finir place Saint Jean près de la cathédrale.

Maison du Chamarier


Maison du Chamarier


Rue St-Jean

Place St-Jean

 

C'est l’un des quartiers les plus fréquentées de Lyon, les touristes et les promeneurs ne s'en lassent pas.

La rue St Jean pavée, assez étroite et tortueuse, est remarquable car toutes les maisons sont anciennes avec de nombreuses belles arches et quelques belles portes.

 

Les façades sont moins décorées, mais certaines possèdent des sculptures, et de beaux encadrements de fenêtres.

Les statues des maisons composent toutes un bestiaire avec notamment le paon en bois du 12 et les écureuils du 16 en compagnie d'angelots qu'on retrouve souvent dans Lyon.

 

Il y en a un plus fin au 66 avec une belle clé de voute.  

Le gros de ce qui est visible date de la renaissance sur des fondements du moyen âge et a été très remanié comme la curieuse entrée du 2 coupée en deux ou la porte du 39, une marche en dessous du niveau.

La porte austère du 11 est datée de 1619.

 

Toute la façade du 7 est bien soignée avec des encadrements de fenêtres. Les ouvertures du 6 sont supportées par une poutre impressionnante.

Il y a une jolie petite vierge à l'angle de la petite rue Tramassac, une autre à celui de la place du Gouvernement.

Au 17, l'imposte est particulièrement entrelacée.

 

Au 29 la maison des Le Viste est ornée de pommes de pin et ouverte par une belle porte à arc brisé.

Elle a été construite par Jean le Viste au 15e siècle.

 

Claude Le Viste a commandé la magnifique tapisserie de la dame à la licorne malheureusement, il faut aller à Paris pour l'admirer car elle est devenue le joyau du musée du moyen âge, hôtel de Cluny.

 

On peut lire du latin au 52, résidence Guillaume Leroy construite au 15e siècle, troius absoniani rutulis dux extuliti actis 1778. 

Le dos du palais de justice choque par son ampleur et ses grilles.

 

On peut remarquer les médaillons avec le sceptre, le glaive et la balance, en revanche les deux statues menacent ruine.

Au 37, la maison du Chamarier a été construite de 1496 à 1516 par François d'Estaing.

 

Elle a été rénovée en 2005 en vue de l'ouvrir au public et montre un bel agencement de pierres et des piliers de fenêtres bien sculptés ainsi qu'un étonnant plafond de galerie peint.




Place St-Jean

 

 

Place de la Basoche, Maison des Avocats


Maison Thomassin Place du Change



Place St-Jean



Rue de la Fronde

Palais du Change

   

Montées du Chemin Neuf et de Chazeau

   Cathédrale St-Jean et  Rue du Boeuf

Rue Tramassac

 

La cité médiévale s'installe aux bas des pentes, coincée entre la colline et la rivière.

Les quartiers du Vieux-Lyon qui la composent, construits sur une étroite bande de terre, s'accrochent aux pentes.

Les rues, les escaliers et les passages dévalent jusqu'à la Saône.

 

A la Renaissance, période d'apogée de la cité, les trois quartiers qui la composent prennent leurs caractéristiques.

Saint-Paul au Nord : quartier de la grande bourgeoisie, centre financier et commercial.

Saint-Jean au centre: quartier du haut clergé et de l'aristocratie.

 

Saint-Georges au Sud : quartier des artisans.

L'évolution du quartier se prolonge aux XVIIe et XVIIIe  siècles, le rayonnement de Lyon se transforme et la ville prend un nouvel essor.

La cité se développe alors de l'autre côté de la Saône.

 

Après des années d'abandon et de désintérêt, après avoir échappé à des démolitions inconsidérées et des projets de voie express, grâce à la loi Malraux, le Vieux Lyon devint en 1964, le premier secteur sauvegardé de France.

Les vieilles pierres et les maisons anciennes restaurées ont repris vie.

Ce sont donc plus de 2000 ans de vie qui ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Rue St-Georges



Rue du Boeuf

  Place du Change

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