Les Cimetières de la Guillotière (ancien et nouveau)

228 avenue Berthelot 69008 Lyon



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Remerciements à Florence Albouy pour son aimable autorisation et  Céline Eyraud pour sa collaboration.








Les cimetières de La Guillotière sont deux cimetières de Lyon, situés dans le quartier de la Guillotière, dans le 7ème et 8ème arrondissement de la ville.

Ils ont été créés au XIXe siècle pour faire face à la pénurie de lieux où enterrer les morts.

On distingue le cimetière ancien créé en 1822 et le cimetière nouveau créé en 1854, simplement séparés par le croisement d'une route et d'une voie ferrée.

Avant la fin du XVIIe siècle n'existaient à Lyon que des cimetières paroissiaux de taille réduite.

Depuis 1695, existait près du château de Lamotte, sur le terrain d’une ancienne maladrerie, un cimetière dit "de la Madeleine".

C’était le cimetière des pauvres et des vagabonds.

A cette époque, Lyon comptait environ 150 000 habitants et 14 paroisses possédant chacune son ou ses cimetières.

Lors de la séance du 1er mars 1795 est décidée la création du cimetière de la Guillotière dans le lieudit « clos Macors », sur la commune de La Guillotière, le long de la grand'route de Grenoble.

Ce terrain appartenait précédemment à Balthazard Jean Macors. Celui-ci fut condamné à mort, le 5 décembre 1793 par la commission révolutionnaire de Lyon, en tant que contre-révolutionnaire.

En 1807, sous le mandat de M. Fay-Sathonay, est créé le cimetière de Loyasse, sur la colline de Fourvière.

Mais ceux-ci restent très insuffisants face aux besoins d'une cité industrielle en expansion démographique rapide.

Le cimetière fut construit en 1859 pour agrandir l’ancien de 1822 selon un tracé concentrique, il recèle de multiples richesses historiques et architecturales.

S'y trouve le "jardin du souvenir", de la mémoire.

Lors du rattachement de la commune de la Guillotière à Lyon en 1852, il devient ainsi le principal cimetière de la ville de Lyon.

Néanmoins, dès 1854, il s'avère insuffisant et est complété par son pendant au sud de la route de Grenoble.

Les deux cimetières, distants d'une centaine de mètres, sont actuellement séparés par le croisement de l'avenue Berthelot et le faisceau de voies ferrées reliant la gare de Part-Dieu à celle de Perrache.

D'après un recensement effectué en 1990, les deux cimetières de la Guillotière comptaient à cette date environ 40 000 tombes.

Le cimetière a été bombardé le 26 mai 1944. Certaines tombes gardent des traces d’obus.

Le cimetière de la Guillotière possède un nombre considérable de tombeaux ayant un attrait particulier.

L’allée principale, menant vers le rond-point central, offre un magnifique panorama de tombeaux ouvragés. De nombreuses tombes illustrent la réussite économique des grandes familles industrielles de Lyon. Les frères Auguste 1862-1954 et Louis 1864-1948 Lumiére, Jacques Martin, Max Meynier, Marius Berliet 1866-1949, Clotilde Bizolon 1870-1940. La première femme pilote de chasse de l’armée de l’air française Elisabeth Boseli 1914-2005. Alphonse Bouvier 1851-1931, qui fut co-fondateur avec Célestin Brémond de la « Fédération lyonnaise et régionale des spiritualistes modernes ». Le brasseur de bière lyonnais André Comballot 1770-1841. Laurent Dignoscyo 1795-1876 cartographe. Le joueur d’échecs René Fankhauser 1905-1985. L’acteur Georges Grey 1911-1954. Jean-Claude Pompeïen-Piraud 1847-1907 passionné d’aviation. La famille de cirque Rancy. Le poète Camille Roy 1851-1922. Eugène Vintras 1807-1875.

Le peintre et graveur lyonnais Hector Allemand 1809-1886, qui repose sous son buste en bronze.

Le tombeau de Jean-Philippe Anstett 1831-1887 Président de sociétés patriotiques, il fut nommé "consul des Alsaciens-Lorrains de Lyon".

François Boquet 1913-1987 résistant, il fut arrêté et déporté à Buchenwald où il recréa un réseau de Résistance. Après la guerre, il poursuivit une carrière militaire en tant que général. Il fut fait Compagnon de la Libération.

Jules Brunard 1837-1910 conseillé municipal, adjoint au maire, il fut député radical-socialiste du Rhône de 1902 à 1910. Il fut aussi le « fondateur et Président du Denier des Ecoles de la Guillotière ». Son buste orne sa tombe.

L’ouvrier métallurgiste Jean Cagne 1907-1958, qui devint membre du Comité central du Parti Communiste et qui fut député du Rhône de 1951 à 1958. Sa tombe est ornée de son médaillon en bronze.

 

La chapelle des Charpin-Godet

 

La très belle tombe art-déco

d’Adolphe Garilland.

Le chimiste Victor Grignard 1871-1935, qui reçut en 1912 le Prix Nobel.

Un monument dédié aux soldats italiens tombés pendant la Première Guerre mondiale.

Victor Lagrange 1845-1894 typographe et publiciste il fut un député du Rhône

La tombe de Georges Monget, ornée à la fois d’un médaillon en bronze et d’une pleureuse en pierre.

 

Le pilote de chasse Antoine Rousselot 1919-1999, qui fut fait Compagnon de la Libération, est évoquée sur le tombeau de sa famille maternelle dans ce cimetière.

Le sculpteur Jean Veschneider 1872-1943 qui repose dans le magnifique tombeau Duc orné de lions ailés.

Le cimetière de la Guillotière possède un nombre considérable de tombeaux ayant un attrait particulier.

AVERTISSEMENT DU PHOTOGRAPHE

Pour le respect des familles les noms des défunts ont été effacés, mais les prénoms ainsi que les dates conservés afin de ne pas faire disparaître complètement la mémoire des êtres disparus. Ces photos ont été faites dans le respect des personnes défuntes, et la reconnaissance du travail des artistes sculpteurs. Cependant, dans le cas ou les descendants verraient un inconvénient à la publication des tombes de leur famille, merci de m'adresser un email, cette dernière sera immédiatement retirée. ces clichés sont effectués en toute pudeur, sans voyeurisme et dans le respect des morts afin que leur mémoire continue à subsister par delà la vie...

 

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