Le Cimetière de Loyasse

46 rue du Cardinal Gerlier 69005 Lyon



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Remerciements à Madame Florence Albouy et Mademoiselle Céline Eyraud pour leur collaboration.

Le cimetière de Loyasse, créé en 1807, est le plus ancien cimetière de Lyon.

Dès 1775, le problème de l'inhumation se pose à Lyon, une assemblée ecclésiastique se plaint au roi que les cimetières jouxtant les églises de la ville « débordent ».

Celui du quartier dense du Vieux Lyon jouxte l'église Saint-Just.

Il faut attendre l'année suivante, le 10 Mars 1776 et la déclaration royale de Louis XVI qui fixe les règles de sépultures en huit points.

En 1806, on décide la création de trois cimetières à Lyon, le cimetière de la Croix-Rousse, le cimetière de la Guillotière et le cimetière de Saint-Just, qui portera finalement le nom de Loyasse.

Dès 1808, les inhumations commencent,  faisant donc de Loyasse un cimetière quasi-contemporain de celui du Père-Lachaise, qui n’est son aîné que de quatre ans.

Le plus ancien monument subsistant dans le cimetière est celui de Philibert Jambon (1809), suivi de celui du peintre Jacques Barraban.

Le cimetière de Loyasse est considéré comme le lieu de repos de nombreux Lyonnais célèbres, à l'instar du cimetière du Père Lachaise à Paris.

On y trouve ainsi, Antoine Gailleton, maire de Lyon, Edouard Herriot, maire de Lyon, Régis Barthélemy Mouton-Duvernet, Maître Philippe, mystique et thaumaturge, Louis Pons, fondateur de la banque Morin-Pons, Pierre Thomas Rambaud, maire de Lyon,Jean Seignemartin, peintre lyonnais, Paul de Vivie dit "Vélocio", Jean-Baptiste Willermoz, un franc-maçon.



Malheureusement le site s'avèrera mal-commode. On s'aperçoit qu'il est exposé à tous les vents.

En 1825, la croix qui orne l'entrée du cimetière est abattue par la tempête.

Les murs sont endommagées par une tornade en  1847 et deux milles tuiles doivent être remplacées. Le terrain n'est guère plus propice.

Il est situé à l'ouest du plateau de la Sarra sur un terrain instable qui occupe les ruines romaines de la partie ouest de Lugdunum.

Le terrain est instable à tel point que dès 1810, le mur de la terrasse s'effondre.

La nature imperméable du terrain empêche même la décomposition des corps.

De plus, le cimetière est très difficile d'accès car situé à l'extrémité de la ville et de surcroit, au sommet du plateau qui domine le centre de Lyon de plus de cent mètres.

On accède au plateau par des escaliers abrupts ou bien par des détours considérables.

Le transport des corps sera tout de même amélioré.

lors de la création du funiculaire entre St Paul et Fourvière le 6 décembre 1900 puis du train entre  Fourvière et le cimetière.

Pourtant, sur ce qui est toujours l’endroit le plus froid de Lyon, les bourgeois ont établi leur dernière demeure.


 

 

 

 

 

 

Alors que le cimetière de la Guillotière accueillait les pauvres, Loyasse a très rapidement pris la réputation du «cimetière des riches».

Aujourd’hui, le cimetière de Loyasse est un lieu de promenade dominical pour de nombreux lyonnais qui y trouvent un moyen de mieux connaître l’histoire de leur ville.

Bien que doté d’une topographie moins romantique que celle du Père-Lachaise, la présence de nombreux tombeaux datant de la première moitié du XIXe siècle en font également un musée de la sculpture funéraire néoclassique à ciel ouvert.

Caractéristique de plusieurs tombeaux de ce cimetière, la présence de larves,têtes d’homme au visage maussade, sur les acrotères.

L’inspiration provient directement de l’Antiquité romaine, les larves étaient les esprits des morts chargés de garder les cendres des défunts.

Leur allure grimaçante personnifiait la furie, déesse vengeresse.

Pourvus d’ailes de papillons, ils évoquent Psyché et le sommeil.

Lorsque Lyon se souvient qu’elle était Lugdunum.

Un monument dédié aux victimes de la catastrophe de Fourvière, dans la nuit du 12 au 13 novembre 1930, les eaux d’infiltrations provoquent plusieurs glissements de terrain sur la colline de Fourvière.

 


 

On dénombra 40 victimes dont 19 sapeurs pompiers.

On raconte qu’un lac souterrain se trouverait sous la colline, et peut-être même sous le cimetière lui-même.

Une extension du cimetière fut affectée à la sépulture d’écclésiastiques qui reposent ici, la plupart dans l’anonymat.

Datant de 1830 il donna naissance au « cimetière des prêtres »,  phénomène unique en France.

De l’autre coté de la route se trouve le nouveau cimetière de Loyasse, résultant de l’extension de 1853.

C’est dans ce cimetière que repose l’artiste Paul Chenavard.

Des monuments imposants appartenant à la notabilité lyonnaise.

Selon les époques, les styles diffèrent, néoclassique, egyptianisant, néogothique.



   



  

  

 

AVERTISSEMENT DU PHOTOGRAPHE

Pour le respect des familles les noms des défunts ont été effacés, mais les prénoms ainsi que les dates conservés afin de ne pas faire disparaître complètement la mémoire des êtres disparus. Ces photos ont été faites dans le respect des personnes défuntes, et la reconnaissance du travail des artistes sculpteurs. Cependant, dans le cas ou les descendants verraient un inconvénient à la publication des tombes de leur famille, merci de m'adresser un email, cette dernière sera immédiatement retirée. Ces clichés ont été réalisés en toute pudeur, sans voyeurisme et dans le respect des morts afin que leur mémoire continue à subsister par delà la vie...

 

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