L'Abbaye St Martin d'Ainay

11, Rue Bourgelat 69002 Lyon

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Remerciements à Paul André Bryon pour son aimable autorisation.





Un prieuré bénédictin est fondé sur la presqu'île lyonnaise en 859. Élevé au rang d'abbaye, des grands travaux débutent.

Construite à la fin du  XIe siècle suivant la volonté du père abbé Gaucerand, l'église abbatiale est dédicacée le 29 janvier 1107, et sous le vocable de Saint Martin par le pape Pascal II 1099-1118. Cette église est l'une des rares églises romanes conservées à Lyon.

Au XIIe siècle, sous le règne de St Louis, lors du Ier concile de Lyon, réunit par le pape Innocent IV pour excommunier l’empereur Frédéric II.

Il reconnaît à  l’abbaye la prééminence sur 71 églises, abbayes et prieurés de la Bourgogne à la Provence. L'abbaye d'Ainay est alors l'une des plus puissantes du royaume de France.

A la Renaissance, le monastère possède un port, son abbé habite un palais et les moines disposent d’importants bâtiments, cloîtres, d’un jardin et d’une vigne.

La vie monastique disparait peu à peu, en effet, l'abbé est désormais nommé par le roi, selon le régime de la commende.

Sa puissance temporelle ne diminue pas mais la vie spirituelle s'en ressent.

En 1562, pendant les guerres de religion, les tro+upes du baron des Adrets détruisent une partie des bâtiments, le cloître est rasé, l'église dévastée.

En 1600, Henri IV séjourne à l'abbaye à l’occasion de son mariage avec Marie de Médicis qui se tient en la cathédrale de Lyon.

   

 

 

 

 



A la fin du  XVIIe siècle le monastère a disparu, l'église et les bâtiments restants ont été confiés à un chapitre séculier en 1685.

L'église devient une paroisse et, le 27 janvier 1780, perd le titre d'abbaye.

Louis XIII y séjournera avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV y logera quatre fois.

À la Révolution  le monastère est confisqué, le palais des abbés est rasé.

L'église devient un grenier à blé, ce qui évite sa destruction.

Ses deux clochers sont caractéristiques de l'art Roman.

Le plus haut, au dessus de la façade, contient les cloches.

L'autre est un clocher lanterne qui éclaire la croisée du transept.

L'église est rouverte aux fidèles en 1802. Classée monument historique en 1844, elle est restaurée au cours du XIX siècle selon un style néo-roman.

Les architectes Pollet et Benoôt la restaurent dans un esprit « pur roman », détruisant les dernières traces du cloître, et l'agrandissant par l'adjonction de chapelles collatérales.

Elle est élevée au rang de basilique par le pape Pie X le 13 juin 1905.

Tous les styles architecturaux se retrouvent dans la basilique d'Ainay : pré-roman dans la chapelle Sainte-Blandine, roman pour toute sa structure principale, la chapelle Saint-Michel est gothique, l'ensemble a été restauré et agrandie au XIXe siècle par des adjonctions néo-romanes.

 

La basilique garde, malgré son histoire mouvementée, une réelle unité de style.

Le volume intérieur est vaste 34m de long sur 17 de large.

Remanié de nombreuse fois au cours des siècles, la charpente primitive de la nef a été remplacée au XIXe siècle par une voute.

A cette même époque, les murs latéraux ont été percés d'arcs ouvrant sur des chapelles.

La décoration des voutes a été refaite en 1997.

Le carré de la croisée du transept porte 20 petites colonnes, dont 16, accolées deux par deux, soutiennant 8 arcades de même taille dessinant l’octogone qui supporte la coupole.

Quatre placées sur le sommet des arcs, c’est à dire dans les axes de la nef et du transept, contiennent les fenêtres, les quatre autres, aux angles, de petites voûtes « en cul de four ».

Les fresques des plafonds sont du XIXe siècle. 

Au Sud-Est de la basilique, des passages ouverts au XIXe siècle donnent accès à la Chapelle St Blandine qui date du XIe siècle.

Un petit chœur domine une nef dont la voûte en berceau plein-cintre repose sur de solides piliers adossés aux murs latéraux.

Le chœur, surélevé au-dessus d’une crypte de quelques mètres carrés, est couvert d’une demi-coupole pourvue de deux trompes et décorée de colonnettes et de chapiteaux à entrelacs.

Choeur et Abside, sont les parties les plus remarquables de la basilique.

Un berceau plein-cintre couvre l’espace central alors que des voûtes d’arêtes sont utilisées pour les espaces latéraux.

A l’Est, de part et d’autre du chœur des dosserets supportent des bas-reliefs historiés.

L’abside semi-circulaire est pourvue d’un riche décor d’arcatures et de pilastres.

Trois ouvertures cantonnées de colonnettes de marbre éclairent l’abside alors que deux arcs aveugles occupent l’extrémité de l’hémicycle.

Les colonnades de la nef rappellent les églises du  IVe siècle. Lyon avait été une capitale antique dont les ruines étaient loin d’avoir disparues.

Pour construire une nef, il était tout simple de réutiliser les colonnes romaines qu’on avait sous la main.

Même s’il fallait, en raison de leur relative faiblesse, se contenter d’une charpente, plus légère qu’une voûte.

C’est ce qui explique l’originalité de cette église, certainement  unique en France.





 


  

 

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