L'Ossuaire de la Chapelle Ste Croix

147 rue Créqui, 69006 Lyon


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Remerciements à M. Louis de Longevialle pour son aimable autorisation.

Cette chapelle est élevée à la mémoire des victimes du siège de Lyon en 1793.

Deux monuments avaient été édifiés antérieurement.




L'un en forme de cénotaphe, en mai 1795 fut incendié en janvier 1796, le second en 1819 comportait une chapelle expiatoire, sous le vocable de Sainte Croix.

Une opération d'urbanisme provoqua son remplacement par la chapelle actuelle, œuvre de l'architecte Pascalon, commencée en 1898 et achevée en 1901.

C'est en 1906 que furent transférés dans la crypte les ossements des victimes, entourant le tombeau du Général Comte de Précy, commandant des lyonnais, qui avait pu s'échapper de Lyon.

Il y eut deux mille victimes qui furent guillotinées, ou fusillées, certaines pour leur attachement à la foi chrétienne on compte 103 prêtres ou religieux.

Les autres sur dénonciation ou pour des raisons politiques. 

Le 2 août 1906, la chapelle fut bénie, comme l'était la précédente, sous le vocable de Sainte Croix dont la fête liturgique est le 14 septembre.

Dès l'origine, les Pères Capucins en eurent la garde jusqu'en 1979, avec une interruption de quelques années due à la loi d'expulsion des religieux en 1903.

Depuis mai 1979 c'est la "Famille Missionnaire de Notre-Dame"  qui a pris le relais et assure toujours cette présence apostolique.





En 1789,  Lyon est avec Paris la seule agglomération à dépasser de façon certaine les 100 000 habitants.

Ville de banque, de  négoce et de manufactures, elle vit surtout de la soierie, qui occupe un tiers de la population.

 

En septembre 1790, les  sans-culottes lyonnais fondent 32 clubs.

Un Comité central, bientôt connu sous le nom de Club central, réunit des délégués des clubs sectionnaires.

Contrôlé d'abord par les Rolandins.

Le Club central  passe bientôt entre les mains des éléments les plus avancés, autour de Marie Joseph Chalier.

Le directoire du département de  Rhône-et-Loire est alors dominé par des royalistes constitutionnels.

Le rolandin  Vitet devient maire de Lyon.

Le  Club central  s'oppose au premier dès la fin de 1791, au second en juin 1792.

Le passage des fédérés marseillais le 10 aout 1792 radicalise la situation.

Tandis que  Roland occupe le poste de ministre de l’interieur à Paris, huit officiers et quatre prêtres sont tués lors de « septembrisades ».

Le 6 février 1793, le  Club central  demande la création d'un tribunal révolutionnaire.

Opposé à cette proposition, le maire veut mobiliser la troupe, ce qui provoque une insurrection populaire.

Le 14 mai, le Conseil général de la Commune vote la création de l'armée révolutionnaire. 

 

Un fond de 6 millions prélevé sur les riches doit assurer ses frais.

Ayant mandé en vain les autorités lyonnaises, la  Convention prend une série de décrets, les 12 et 14 juillet, mettant hors la loi Birotteau, destituant les dirigeants lyonnais, séquestrant leurs biens, invitant les individus entrés à Lyon depuis le 29 mai à en sortir.

Ordonnant aux représentants à L'armée des Alpes, sous les ordres de  Kellermann.

Le 3 octobre,  Couthon somme les lyonnais de se rendre, et une trêve est observée jusqu'au 7.  

Après des délibérations dans les sections, le 8 les combats reprennent.

Une délégation est envoyée pour négocier, malgré l'opposition de Précy, tandis que les forts de Saint-Irénée et de Saint-Just tombent.

La  Commission militaire  statue dès le 11 octobre et fait fusiller 106 personnes, dont les lieutenants de Précy.

La Commission de justice populaire, qui fonctionne à partir du 21 octobre, fait guillotiner 79 personnes, dont Bénami, Coindre et le juge de paix Ampère.

Les 4 et 5 décembre, 60, puis 209 condamnés sont tués par trois pièces de canon chargées à mitraille dans la plaine des Brotteaux, près de la grange de Part-Dieu.

La responsabilité de ces massacres a été imputée non seulement à la Commission Parein, mais aussi aux représentants Collot d' Herbois et Fouché.

Au total, les trois commissions auraient donc exécuté 2000 personnes.

Toutefois, entre le 10 avril,  le tribunal criminel du département prend le relais, condamnant au moins 15 personnes à la peine de mort.



 

A ces victimes il faudrait ajouter les victimes du siège, tuées, mortes de famine ou de misère, dont le chiffre est inconnu.

De même, conformément à la loi de prairial, les suspects sont envoyés ensuite à Paris pour être jugés, comme l'évêque constitutionnel Lamourette et l'ancien constituant Jean-Jacques-François Millanois.

Le 11 octobre 1793, les représentants décident la destruction des murailles de la ville.

Le lendemain, Barère fait décréter par la Convention que : « Lyon perdra son nom, elle sera appelée Ville-Affranchie.

Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes de cette ville avec cette inscription, Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus. »

En fait, sur une liste de 600 maisons, une cinquantaine seulement sont détruites.

Sous la Convention  la réaction l'emporte la Société populaire est dissoute le maire, Bertrand, doit démissionner, remplacé par Salamond.

Le 7 octobre 1794, Lyon reprend son ancien nom. Les ossements des 209 lyonnais, fusillés le 3 Décembre 1793 dans la plaine des Brotteaux, sont conservés dans la crypte de la chapelle des Brotteaux, rue de Créqui, depuis la Restauration.

On retrouve la liste des victimes dans la chapelle des Chartreux, érigée sur les lieux des massacres.

Elle fut établie d'après les comptes tenus par la commission. La chapelle fut érigée de 1898 à 1901 et bénie en 1906.

Style néo-byzantin construite par l'architecte Pascalon.

La crypte renferme depuis 1906 les ossements  des victimes de la révolution de 1793 et 1794, victimes de tous âges et de toutes conditions sociales.

A l'occasion des célébrations du bicentenaire de la Révolution en 1989, deux associations nommées Lyon 89 et Lyon 93, regroupant des descendants des victimes du siège et de la répression, ont été fondées à Lyon.

Une troisième association, Rhône 89, républicaine et laïque, est davantage tournée vers la connaissance historique.

  

 

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