La Primatiale St-Jean Baptiste

Place St Jean, 690005 Lyon

Départ
Arrivée
Départ immediat
partir à un autre moment: le // vers h






La cathédrale Saint-Jean, de son vrai nom église Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Etienne.

La construction a commencée à partir du XIIe siècle par le mur du cloître sur une crypte plus ancienne.

Les parties basses de l'abside, les deux chapelles latérales et le  transept sont construits entre 1165 et 1180 en style roman.

La voûte de l'abside puis du transept en style gothique, les deux tours orientales, les quatre premières travées de la nef et leur voûtes sont achevées entre le XIIe siècle et 1er tiers du XIIIe siècle.

Au milieu du XIIIe siècle les verrières du chœur et les deux rosaces du transept sont terminées.

Entre la fin du  XIIIe siècle et le premier tiers du XIVe siècle, les quatre dernières travées et la partie inférieure de la façade sont achevées.

La fin du XIV siècle voit l'achévement de la voûte des dernières travées et de la rosace de la façade en 1392.

Au XVe siècle, la partie haute de la façade et les tours sont terminées.

La statue de Dieu le Père est placée au sommet du pignon en 1481.

La chapelle des Bourbons, du nom des archevêques qui en ont ordonné la construction, de style gothique flamboyant, est construite entre la fin du  XVe siècle et le début XVIIe siècle.

En 1562, La cathédrale est dévastée par les troupes calvinistes du baron des Adrets.

Les verrières médiévales de la grande nef et du tympan du grand portail sont détruites au XVIIIe siècle sur l'ordre des Chanoines.

Pendant la révolution, la Cathédrale subit quelques dégradations.

Entre 1791 et 1793, l'évêque Lamourette ordonne la modification du chœur.

Il fait notamment détruire le jubé.

Le choeur est restauré dans sa disposition médiévale entre 1935 et 1936.

Lors de la libération de Lyon en septembre 1944, une partie des vitraux ont été détruite.

La façade est ravalée en 1982.

La facade est en partie composée de blocs provenant d'anciens monuments romains s'étant effondrés au IXe siècle, en particulier de l'ancien forum.

Elle est très marquée par la fin du XVe siècle, à savoir un gothique des plus flambloyants.

Les 300 médaillons de façade racontent différents épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Au XVIe siècle, le Baron des Abrets, calviniste, détruisit toutes les statues des saints dans les niches de la façade et décapita tous les anges des trois portails.

La manécanterie est accolée à la façade de la cathédrale Saint-Jean et donne sur la même place.

 

 

Ce petit édifice roman garde les traces de ses nombreuses modifications à travers les âges.  La manécanterie, dans son état actuel, remonterait du XIème siècle.

 

Elle a été une partie intégrante d’un ensemble de batisses qui formait le "petit-cloître", situées sur flanc sud de la cathédrale, et qui étaient la résidence des chanoines-comtes du chapitre de Saint-Jean.

 

Primitivement, la manécanterie en aurait été le dortoir ou le réfectoire. 

L’immeuble survit jusqu’au XXème siècle qui voit sa sauvegarde engagée.

 

La cathédrale a été le théâtre d'évènements importants de la vie religieuse et politique. 

Le Ier concile de Lyon se tient dans la cathédrale en juin et juillet 1245. Le maître-autel est consacré par le pape Innocent IV.

 

Les restes de Saint Louis, rapporté de Tunis par son fils "Philippe III  le Hardi" en direction de la Basilique Saint-Denis, sont déposés momentanément dans la cathédrale en 1271.

Le IIe concile de Lyon 14e concile œcuménique se déroule en mai et juillet 1274. Le pape Grégoire X tente de réunir les églises latines et grecques.

 

 

 

 

 

 





Les délégués grecs professent la foi catholique.

 

Le docteur de l'Église Saint Bonaventure, meurt pendant ce concile après y avoir joué un grand rôle.

 

Le Pape Jean XXII est couronné dans la cathédrale en 1316.

 

Le 13 décembre 1600, la cathédrale abrite le mariage d'Henri IV et de Marie de Médicis après avoir obtenu du pape l'annulation de son précédent mariage avec la reine Marguerite.  

 

Richelieu y reçut sa barrette de cardinal. L'empereur Napoléon Ier et Joséphine, puis le Pape Pie VII, sont reçus par le cardinal Joseph Fesch, frère utérin de la mère de Napoléon en 1805.

 

 


 

 

 

L'horloge Originellement du XIV siècle,fut remaniée plusieurs fois. Elle indique, la date, les positions de la lune, du soleil et de la Terre, ainsi que le lever des étoiles au-dessus de Lyon.

Bien entendu, compte tenu des connaissances de l'époque, c'est le soleil qui tourne autour de la Terre.

La date donnée sera exacte jusqu'en 2019.

Au-dessus de l'horloge, une série d'automates se mettent en mouvement plusieurs fois par jour.

Ce sont des animaux et une scène représentant l'Annonciation.

Le mouvement à été refait dans les années 1930.On peut y observer la chronologie de construction, l'abside et le chœur sont romans et plus l'on s'avance vers la façade, plus le style est gothique.

Les vitraux, tels que la rosace centrale et ceux du transept datent des alentours de 1390 et sont dans des tons bleu-violet caractéristiques.

La couleur des vitraux a été adaptée à leur position, les plus au sud ont des couleurs froides pour compenser la chaleur du soleil, alors que ceux au nord ont des couleurs plus chaudes.

L'abside est la partie la plus ancienne, datant du  XIIe siècle et est donc intégralement romane.

La nef est couverte de voûtes sexpartites.

La chapelle des Bourbons est pleinement représentative du gothique flamboyant, fines nervures, clefs pendantes, éléments végétaux tels que vigne, houx, gui, chardon, chou.

On peut admirer à l'entrée du chœur des chanoines, c'est-à-dire à l'extrémité des stalles, les statues sculptées par Blaise en 1776 et 1780 des deux saints patrons de la cathédrale.

Saint Etienne diacre et martyr et Saint Jean Baptiste.

Plus couramment appelée rosace de l’Agneau, mérite un arrêt.

Située au-dessus du grand portail, à plus de trente mètres du sol, elle occupe, avec ses douze mètres de diamètre, une place si importante qu’elle touche l’ogive dans sa partie supérieure.

Exécutée en 1394 par Henri de Nivelle, le verrier attitré de Saint-Jean, elle présente au centre l’Agneau qui donne son nom à la rosace.

Habilement découpée, elle relate en 6 médaillons quelques épisodes de la vie de St Etienne, puis en 12 médaillons, celle de Jean Baptiste, à qui est consacré l’édifice.

Quelques inversions jalonnent cette relation des moments importants des actions du « cousin de Jésus ».

Chacun cependant, remarquera et gardera dans son souvenir la beauté de cette rosace à qui, le soleil à son déclin donne à la teinte jaune chromée qu’elle est seule à posséder.

 

Photos de Lyon, textes photos et vidéo du site sont la propriété de Myriam De Santis  -  Copyright Lelyondesgones  2008-2013 MDS inc...
  Photos :
Myriam De Santis
  /    Mentions Légales

HAUT DE PAGE