Les Ponts sur la Saône II

 

La Passerelle St-Vincent

La passerelle Saint Vincent rejoint  le quai Pierre Scize et le quai Saint Vincent. Elle est située dans un coude à l’endroit où la Saône est la plus étroite dans Lyon et permet aux piétons de passer du quartier Saint Paul au quartier Saint Vincent.

C’est une belle passerelle. Elle est suspendue par des câbles à des piliers en pierre. Du fait de sa structure légère, elle bouge sous le vent et sous les pas.

Sur un des piliers du quai Saint Vincent, un écusson donne l’altitude. Son nom lui a été donné par sa destination, elle va l’église Saint Vincent.

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La  passerelle succède à un pont de bois et très probablement à un pont romain, lui aussi en bois. En 1639, le pont de bois était soumis à péage. En 1760, un pont de bois traversait la Saône d'une seule arche. La passerelle a été construite en 1832. Elle a été emportée par la crue de 1840. Elle a échappé à la destruction en 1944 ce qui fait que c’est la doyenne des traversées de Lyon. C’est la chance qui a sauvé la passerelle, l’explosion du pont de la Feuillée aurait fait tomber les charges de dynamite destinées à la détruire.

Pont de la Feuillée

En 1887, son état est jugé préoccupant, mais il faut attendre 1910 pour qu'il soit démoli. Deux ans plus tard, un nouvel ouvrage métallique avec des piles en pierres est construit. En 1936, une péniche heurte une pile du pont qui s'écroule, emportant avec lui des passants dont la plupart finissent noyés. Il est alors remplacé par un pont en acier à arcs multiples, totalement détruit par les Allemands en 1944. L'ingénieur Mogaray reconstruit en 1949 un pont plus large,  recouvert de pierres de taille.

 

Le premier pont suspendu de la Feuillée est ouvert au public le 28 septembre 1831.

La décision de construction du pont était notamment conditionnée par la construction en amont de la passerelle Saint Vincent dans les 10 ans qui suivraient.

Il relie le vieux Lyon aux Quartier de la place des Terreaux. Endommagé lors des crues en 1840, du fait d'un tablier trop bas.

Il est reconstruit et rouvert le 21 novembre 1841.

Le Pont du Maréchal Juin

En 1842, le pont est démoli. Il est remplacé en 1847 par un nouveau pont bâti quelques mètres en aval et plus compatible avec les exigences de la navigation fluviale. L'année suivante, il est élargi et passe à une largeur d'environ 14,5 m. Au cours des siècles, il change plusieurs fois de nom, pont de Pierre 1810, pont de Saône vers 1680, pont de Nemours 1844 et pont de la Liberté vers 1849. Finalement, c'est le nom de pont du Change qui s'impose définitivement. Trop gênant pour la navigation fluviale et ne répondant plus aux exigences de la circulation automobile, il est démoli en 1974 et remplacé par le pont Maréchal juin construit en aval afin d'être dans l'alignement de la rue Grenette. Le nouveau pont dessiné par l'architecte Gilbert Lamboley est construit entre 1971 et 1973 sous la direction de l'ingénieur Merlin. Il est inauguré le 8 décembre 1973.

 

Le premier pont sur la Saône est construit vers 1070 notamment avec des pierres provenant des ruines antiques de Fourvière et de la Croix-Rousse.

Consacré en 1076 par Humbert, archevêque de Lyon, il permet de relier le centre de la cité, avec d'un côté la rue Mercière et l'église Saint-Nizier, de l'autre la place du Change, au cœur du Vieux-Lyon, où se tiennent les foires. Ce pont bâti en pierre est composée de huit arches très solides car ancrée sur une base rocheuse qui barre la Saône.

Les entrées du pont sont couvertes de maisons hautes de trois à quatre étages et abritant principalement des orfèvres. En son centre, on éleva une chapelle qui fut remplacée au début du XIXe siècle par un édicule destiné aux pompiers.

 

Le Pont du Change

La Passerelle du Palais de Justice

Il est finalement détruit en 1833 et fait place à une passerelle construite par la compagnie Séguin en 1833-1834 pour desservir le Palais de Justice. L'arche centrale, d'une portée de 90 m, est détruite par les crues de 1840.

Le pont, reconstruit en 1844, est composé de deux piles. La largeur de la chaussée du nouveau pont est de 4 m et celle des deux trottoirs de 1 m.

L'arche centrale est détruite par les forces allemandes en septembre 1944. Le pont est rouvert en janvier 1945. Le service de la Navigation

obtient en 1968 la destruction du pont du Change et de la passerelle du Palais de Justice remplacés par le pont Maréchal juin.

En 1983, a été inaugurée une nouvelle passerelle conçue par Gilbert Lamboley. Large de 4 m, sa travée de 136 m est suspendue par des haubans plantés dans un mât unique ancré sur la rive gauche de la rivière.

 

Un premier pont semble avoir été établi en 1638 à cet emplacement. Constitué de dix arches, il est détruit en 1778 du fait de son délabrement avancé.

Il est remplacé en 1780 par un pont constitué d'une chaîne de douze bateaux, dont deux mobiles.

Nommé couramment pont Volant, il est également appelé pont de Bois ou pont des Célestins. Ce pont-volant est emportée en partie par la fonte des glaces le 18 janvier 1789, puis totalement pendant l'hiver 1795.

Il est remplacé en 1797 par un pont de bois. Il est endommagé par les retombées d'un feu d'artifice en 1820, puis par les crues de 1824.

 

Le Pont Bonaparte

La construction débute véritablement en 1786 pour se finir en 1807 sous la direction de l'ingénieur Carron. Le conseil municipal baptise l'ouvrage pont Tilsit. Construit en pierre, le pont est constitué de cinq arches atteignant 148 m de long. L'itinéraire de la  route de Provence est alors dévié du pont du Change vers le Pont Tilsit. Le pont trop bas, se transforme en barrage lors des fréquentes crues de la Saône. Il est donc démoli et remplacé par un pont plus haut construit en 1863-1864. En septembre 1944 les forces allemandes dynamitent le pont qui perd ses arches et une des piles. Trop endommagé, il est remplacé par le pont actuel construit entre 1946 et 1950. Il est composé de trois arches en béton armé recouvertes de pierre. Son nom actuel lui a été attribué le 27 janvier 1964.

 

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En 1630, on a construit un pont en bois pour permettre à Louis XIII de se rendre à Saint Jean depuis l’hôtel de Rontalon où il logeait. Le pont de l'Archevêché ou pont de Bois, des Comtes de Bellecour ou des Chanoines. Le pont est régulièrement victime des crues et en 1709 cinq arches sont emportées. Le pont est reconstruit en 1732 pour être démoli 50 ans plus tard. Les travaux d'un nouveau pont commencent, mais ils sont régulièrement interrompus.

 

 

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