Les Ponts sur la Saône III

 

La Passerelle Paul Couturier

Comme toute passerelle qui se respecte, elle bouge sous les pas des passants. Le 17 mars 2003, elle est renommée passerelle Paul Couturier en l'honneur du prêtre Paul Couturier pionnier de l’œcuménisme. Il a enseigné quarante ans à l’école des Chartreux.

Il est mort le 24 mars 1953, Il repose à Loyasse. Elle permet aux piétons de passer de la rue Sala à la place de la Commanderie soit d’Ainay sur la presqu’île à Saint Georges dans le Vieux Lyon. Il faut toutefois parvenir à traverser les quais Tilsitt et Fulchiron. La vue est superbe sur le sud du vieux Lyon et sur la colline de Fourvière. On distingue l’entassement des maisons de la Croix Rousse, les deux tours de Saint Nizier.

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Autrefois appelé passerelle Saint-Georges, cet ouvrage reliant Ainay et Saint-Georges s’est ouvert au public le 21 octobre 1853.

Elle est constituée d'une travée de 87 m suspendue par des haubans fixés dans des mâts ancrés dans les deux piles placées à 10 m des rives.

Détruite en 1944, la passerelle est reconstruite à l'identique. La passerelle a été entièrement rénovée en 1996. C’est une passerelle métallique. Elle ne repose pas directement sur les quais puisque deux piles de pierres placées de part et d’autre raccourcissent la taille de l’arche principale.

LePont d'Ainay (disparu)

les Hospices Civils de Lyon charge l'ingénieur Latombe de terminer les travaux du pont qui ouvre le 13 octobre 1818. Il est composé de cinq arches en bois s'appuyant sur des piles en pierre. Ce pont est également nommé pont Saint-Clair vers 1848. Le pont est endommagé par les crues de 1840 et 1856 malgré la protection offerte par le pont Tilsit en amont. Son état est jugé préoccupant. Un nouveau pont, constitué de trois arches métalliques reposant sur deux piles en pierre, est reconstruit entre 1897 et 1899. Dynamité par les Allemands le 3 septembre 1944, il n'est pas reconstruit. On peut encore voir la trace du départ des arches sur les quais Tilsit et Fulchiron.

 

Un premier pont en bois est construit en 1745-1749 par Degerando pour le compte des Hospices civils de Lyon au confluent du Rhône et de la Saône avant le recul de celui-ci plus au sud dans les années 1780.

Il est baptisé pont d'Ainay.

Il est endommagé par les crues en 1791 et surtout par le siège de Lyon en 1793, notamment par l'explosion de l'arsenal.

Le pont est dépecé par les habitants qui récupèrent le bois dont il est fait.

Plusieurs projets de reconstruction du pont se succèdent en vain. Finalement en 1817,

 

 

Pont Kitchener-Marchand

Large de 7 m, le pont permit l'aménagement d'une chaussée de 4,80 m et deux trottoirs. En 1852, les ponts sont rebaptisés pont Napoléon à l'instar du cours de la République renommé en 1849.

Ils deviennent ponts et cours du Midi en 1871. Le pont est jugé trop fragile en 1888, l'ouvrage est renforcé par la mise en place de piliers en maçonnerie et d'un tablier rigide.

Le 17 juillet 1916, le pont sur la Saône devient pont Kitchener Maréchal britannique, ministre de la guerre en 1914.

Son tablier est détruit le 1er septembre 1944. Il est rouvert en 1949. Entre 1950 et 1959, un nouveau pont en béton, qui prend le nom de pont Kitchener-Marchand en 1954, est construit.

Il est long de 115,80 m avec une chaussée de 15 m.

 

Vers 1828, Monsieur Boisson de Chazournes fait construire un pont de bois afin d'acheminer la terre nécessaire à l'aménagement du confluent et à l'aménagement du futur quartier de Perrache. Ce pont est détruit lors des émeutes de 1834. Il est reconstruit et à nouveau détruit cette fois par les crues de 1840.

Un projet, esquissé dès 1830, prévoyait la construction d'un axe est-ouest, constitué de chaque côté de l'actuel cours de Verdun d'un pont sur la Saône et de deux ponts sur le Rhône.

Ces franchissements, nommé tous les deux pont Séguin, furent terminés en 1847 et ouverts au public en 1849, le 10 mars précisément pour le pont sur la Saône. Le pont est constitué d'une grande travée centrale de 128 m, accrochée à deux piles.

 

 

Le Viaduc de l'A6

 

Ce pont n'a jamais reçu de nom, peut être par ce qu'il n'a pas de circulation piétonne.

Ce pont autoroutier est une portion de l'autoroute. Il a été construit entre le tunnel de Fourvière et le centre d'échanges de Perrache inauguré en 1971, reliant à travers la ville les autoroutes A 6 et A 7. Soit le nord et le Sud de la France ou de l'Europe.

Le Viaduc de la Quarantaine

Au début du XXe siècle, la ville de Lyon estime que sa silhouette dépare l'entrée de la ville et demande sa reconstruction.

La compagnie PLM, très réticente, finit par s'exécuter, on bâtit alors un pont métallique, on élargit aux frais de la Ville les passages inférieurs sur les quais et on obtint la physionomie actuelle qui ne sera que peu altérée en 1944 car les artificiers allemands ne jugèrent pas utile de le détruire complètement.

 

Cet ouvrage ferroviaire est inclus dans cette liste des ponts de Lyon même si son nom n'est pas officiel, son histoire mérite d'être rappelée. Il fut commencé en 1854 en maçonnerie mais le 29 novembre de cette année, sans qu'une crue importante ait lieu, ses deux arches rive gauche basculent sans doute par manque de fondation solide et barrent la rivière. Il faut vite le remplacer pour relier la gare de Vaise à celle de Perrache alors en construction et le PLM choisit une solution simple et inesthétique celle d'une simple poutre métallique posée sur une pile unique au milieu de la Saône, terminée dès la fin de 1856. 

Les Ponts de la Mulatière

Il est emporté comme de nombreux ponts lyonnais par la crue de 1840.

Un nouveau pont est rapidement construit, puis deux nouveaux ponts suspendus, mais sans succès. En 1846, un pont plus solide est enfin construit.

En 1856, la Compagnie du Chemin de Fer de Saint-Étienne à Lyon fait construire un pont composé d'un tablier métallique reposant sur des piles de maçonnerie en pierre. Au début du XXe siècle, le pont mixte est surchargé et en mauvais état.

En 1915, le pont est reconstruit et, en 1916, la circulation ferroviaire est détournée sur un nouveau pont ferroviaire.

En 1936, le pont routier est reconstruit en béton armé. Endommagés pendant la Seconde guerre mondiale, les ponts sont opérationnels à partir de 1946.

En 1960-1972, le quai Perrache est transformé en autoroute. Un nouveau pont est accolé à l'ancien.

 

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Un premier pont est construit par la compagnie entre 1776 et 1782. Officiellement baptisé pont Bellevue, il est appelé couramment pont de la Mulatière du nom du hameau qui devient commune en 1885. Moins d'un an après sa construction, ce pont est emporté par une crue le 15 janvier 1783.

L'ingénieur Lallier reconstruit un nouveau pont de bois long de 250 m et constitué de onze travées. Il est ouvert  en 1792, mais l'année suivante il est gravement endommagé lors du siège de Lyon.

À la fin des années 1820, la construction de la ligne de chemin de fer Lyon Saint-Étienne nécessite le percement du tunnel de la Mulatière et la construction d'un pont ferroviaire. 

La compagnie Séguin fait construire un nouveau pont dans l'alignement du tunnel et détruit l'ancien pont en très mauvais état. Le pont, officiellement baptisé pont d'Orléans mais qu'on continue d'appeler pont de la Mulatière, est ouvert à la circulation le 1er octobre 1830. 

 

 

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