Les Ponts sur le Rhône

 

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Le Pont Raymond Poincaré

Il a le triste privilège d'avoir été détruit deux fois pendant la guerre, au début et à la fin. Les travaux recommencent immédiatement âpres la guerre. Le pont est reconstruit en 1950. Suite à une inspection de contrôle, on découvre des fissures dans le béton du pont qui est fermé à la circulation. On reprit les travaux et le pont fut ouvert en 1954, mais 10 ans plus tard, des fissures apparurent au-dessus des voies de chemin de fer. Il est remplacé par un pont provisoire en fer qui reste en place jusqu'à la réouverture du pont dans son état actuel en 1989. Plus récemment encore, on l'a élargi et modifié à ses deux extrémités pour le raccorder à l'échangeur du périphérique Nord et par un gigantesque giratoire au boulevard de Ceinture. Il est encore aujourd'hui très fréquenté mais le périphérique Nord, qui est gratuit dans le franchissement du Rhône, l'a soulagé d'une partie de son trafic.

 

Il est compté parmi les ponts de Lyon même s'il est en fait en dehors de la limite de la ville, rive droite on se trouve à Caluire-et-Cuire, rive gauche à Villeurbanne.

Ce pont ne fut construit que tardivement, en liaison avec la mise en place du boulevard de Ceinture initié par le président du Conseil général.

En 1937, on commença l'édification d'un ouvrage classique en béton reposant sur 4 piles. Dès le début, on le dédia à Raymond Poincaré, Président de la République de 1913 à 1921.

Le 6 février 1939, il est baptisé Pont Raymond Poincaré.

En 1940, les travaux du pont reprennent, mais le pont est détruit par les forces allemandes.

 

Le Viaduc SNCF

La construction de la Cité internationale de Lyon, a été l'occasion d'une refonte et d'un renforcement complet protégées par des massifs de béton. En 1856, lorsque les travaux étaient très avancés, on les avait arrêtés car on soupçonnait le pont d'avoir fait barrage et augmenté le niveau de l'inondation. On obligea les constructeurs à remplacer l'extrémité occidentale de la digue qui limite le Parc de la Tête d'Or par plusieurs travées permettant le passage des eaux. Cette disposition est toujours très visible. Endommagé par les Allemands en 1944, il est totalement rouvert au trafic en 1946.

 

Le viaduc ferroviaire en fonte est construit de 1854 à 1857 pour supporter la ligne Lyon-Genève qui fusionne cette même année avec la PLM.

IL permet le passage aujourd'hui, par le tunnel de Collonges, vers l'ouest de la France et vers Paris, puisque le TGV l'emprunte.

Il se trouve à quelques mètres en parallèle avec le pont routier Raymond Poincaré.

Les piles reposent toujours sur des pieux enfoncés dans le Rhône.

 

Le Pont Winston Churchill

En raison de la grande courbe que décrit le Rhône contre les balmes de Caluire.

Cette étroitesse causera sa perte. Il ne supporte  qu'un tonnage limité à 10 tonnes, ce qui est très insuffisant pour les besoins de la circulation.

Reconstruit après les bombardements de 1944, il rouvre en 1946 et il est rebaptisé pont Winston Churchill le 28 janvier 1966.

Il fut finalement démoli en 1981 et remplacé par le pont actuel en béton en 1982.

C’est le second pont du Rhône à Lyon après le pont Poincaré situé à la limite de la ville.

Il s’agit d’une arche de béton assez élancée qui enjambe le Rhône, mais également les deux voies sur berges. Une pile de béton le soutient au milieu du fleuve, une autre en rive gauche.

 

En 1862, le Maréchal de Castellane fait construire un pont constitué de bateaux afin de relier le Grand-Camp, au camp de Sathonay.

Ce pont volant est remplacé par une passerelle métallique qui est emportée en 1874par une crue. En 1899, un nouveau pont aussi de type métallique.

Il est constitué de deux grandes arches aériennes, reposant sur deux piles intermédiaires le remplace sous le nom de Pont de la Boucle.

Le Pont de la Boucle

Pont de la Boucle

Le Pont de Lattre de Tassigny

Appelé pont Saint-Clair, il est renommé pont Vaïsse le 21 décembre 1931 en hommage à Claude-Marius Vaïsse.

En 1952, le percement du tunnel de la Croix-Rousse est achevé.

On détruit alors le pont Vaïsse en 1953 et on reconstruit en 1956 un peu plus en aval dans l'alignement du tunnel un nouveau pont nommé, en hommage, à Jean-Marie de Lattre de Tassigny.

Ce pont en béton est long de 150 m et large de 25 m.

C’est un pont à vocation routière qui unit le tunnel de la Croix Rousse et l’axe nord sud à la rive gauche, et le quatrième au sixième arrondissement.

Ce pont a été ouvert à la circulation le 18 février 1958 pour que les voitures sortant du tunnel de la Croix Rousse ne perdent pas leur élan.

Un premier pont, le pont Égyptien, fut jeté sur le Rhône en 1846.

L'origine de son nom venait des huit colonnes égyptiennes qui supportaient les câbles du pont.

Il était long de 200 m.

Cet ouvrage d'art, rebaptisé pont Louis-Philippe vers 1849, fut emporté par un moulin à la dérive lors d'une crue en 1854.

Le pont rouvre au public le 30 mars 1856. Construit dans un style plus sobre, il est aussi légèrement plus étroit.



Le Pont Morand

L'arche centrale est détruite par les Allemands en 1944. Le 3 février 1945, un pont provisoire en bois, est ouvert pour permettre la circulation pendant les travaux de reconstruction. Il est constitué d'un tablier de 205 m reposant sur pilotis. Le pont définitif est rouvert le 3 avril 1948. Il est démoli à son tour en 1974 dans le cadre des travaux du métro. En 1976, le pont actuel en béton précontraint long de 187 m est inauguré. Il permet au métro de circuler à l'intérieur du tablier, tandis que les automobiles et les piétons sont en surface. Conçu à l'origine comme le premier de deux ponts jumeaux, il est dans l'alignement du projet de la percée Morand-Martinière, à la différence des ponts précédents, qui étaient dans l'alignement du cours Franklin-Roosevelt. Ce projet ayant été abandonné, le deuxième pont Morand n'a jamais été construit.

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Construit à l'origine en bois, par l'architecte urbaniste Jean-Antoine Morand de Jouffrey, en 1774, c'est le deuxième plus ancien des ponts sur le Rhône. Il est long de 208 m et large de 12 m. Il a porté plusieurs noms. pont Saint-Clair, pont Rouge ou de Bois à l'origine, pont Affranchi en 1793, pont des Victoires en 1794, puis pont Morand en 1810. En 1825, le pont s'écroule, il est alors remplacé par un pont volant pendant la reconstruction. En 1854, il résiste à la crue qui emporte le pont de Saint-Clair qui vient heurter les piles du pont Morand et bloquer le flot des eaux. Mais dans les années 1880, le pont vétuste menace et doit être limité à la circulation. Dans les années 1890, il est remplacé par un pont à structure métallique reposant sur des piles de maçonnerie.



 

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